Author name: Dr. Rania Kassir

French

The Algorithm in the Room: Rethinking AI in Education and Therapy

Artificial intelligence is already entering classrooms, universities, and clinical training. Students use it to write, translate, study, and receive feedback, while teachers and therapists may use it to organise information and support learners. Yet the central question is not whether AI will replace teachers, it is how we want AI to fit into education. Today, different education systems are taking very different approaches. Some schools and education platforms are integrating AI into teaching and learning, while others are restricting or temporarily banning student-facing generative AI. Tools such as Khanmigo by Khan Academy support tutoring, guided learning, lesson planning, and other educational tasks, while MagicSchool helps educators with classroom activities and teaching support. This contrast creates an important debate about whether students should be protected from AI or taught to use it responsibly. From a therapist’s perspective, education is closely connected to attention, motivation, communication, emotional development, and confidence. AI can provide explanations, generate ideas, and support students with disabilities or language difficulties. However, learners still need opportunities to think independently, make mistakes, communicate, collaborate, and develop their own reasoning. Assessment may also need to change. A student can submit an impressive AI-generated assignment without truly understanding the ideas. Educators may therefore need to evaluate reasoning, reflection, discussion, and the ability to apply knowledge, not only the final answer. AI systems can make mistakes, reinforce bias, and misunderstand students from different cultural, linguistic, or social backgrounds. An AI recommendation should never be treated as a diagnosis or final decision. Therapists and educators must consider the individual’s history, environment, communication style, and lived experience. Privacy and equality are equally important. Not every student has the same access to technology, internet, or guidance. Educational institutions must explain how information is collected and used, while ensuring that AI does not increase discrimination or exclude vulnerable learners. The debate should not be reduced to “AI or no AI.” We should ask what students need to learn without AI, what they can learn with it, and where human guidance must remain central. Teaching, empathy, creativity, ethical reasoning, and meaningful relationships cannot be replaced by automated answers. The algorithm is already in the room. We should neither fear it nor follow it blindly. The goal is to help teachers, therapists, students, and AI work together while ensuring that technology supports the learning process.

French

Utiliser les grands modèles de langage pour vérifier les processus de soins médicaux

Dans la pratique clinique quotidienne, les soins prodigués aux patients sont documentés à différents endroits, notamment dans les notes d’évolution, les comptes rendus d’imagerie, les dossiers médicamenteux et les comptes rendus de sortie. Comme ces informations sont souvent incomplètes ou formulées de manière hétérogène, il peut être difficile de déterminer si les soins ont suivi les recommandations cliniques établies. La vérification de la conformité des processus médicaux est une méthode qui compare les événements survenus à ceux qui devraient normalement se produire selon les recommandations professionnelles. Une étude récente menée par Leonardi et ses collègues, intitulée « Orchestrating Large Language Models to Support Medical Process Conformance Checking », a examiné la manière dont les grands modèles de langage, tels que ChatGPT, pourraient soutenir ce processus. Les grands modèles de langage sont des systèmes informatiques capables de comprendre et de produire du langage humain. Dans cette étude, ils ont été utilisés pour lire des documents cliniques et des recommandations, repérer les informations importantes et comparer les soins prodigués aux pratiques recommandées (Leonardi et al., 2026). Les chercheurs ont utilisé plusieurs modèles de langage plutôt que de demander à un seul système d’accomplir l’ensemble de la tâche. Chaque modèle avait un rôle spécifique. L’un contribuait à repérer les événements cliniques, un autre examinait les recommandations des guides de pratique, et un troisième transformait ces recommandations en règles lisibles par un ordinateur. Cette approche progressive peut faciliter la vérification et la correction du processus. L’étude portait sur les soins de l’AVC. Le système examinait les lettres de sortie et établissait une chronologie simple de la prise en charge de chaque patient. Il comparait ensuite ces chronologies à certaines recommandations relatives au traitement de l’AVC. Les résultats suggéraient que la plupart des dossiers des patients suivaient le parcours de soins attendu. Cela montre que les modèles de langage pourraient aider les hôpitaux à examiner plus efficacement un grand nombre de dossiers cliniques. Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Un dossier médical peut ne pas rendre compte de tout ce qui s’est produit au cours du traitement. L’absence d’une intervention dans la documentation ne signifie pas toujours que cette intervention n’a pas été réalisée. De plus, certains patients peuvent nécessiter des traitements différents en raison de leur âge, de leurs antécédents médicaux, de leurs risques ou de leur situation personnelle. Pour les thérapeutes et les autres professionnels de santé, cette technologie doit être considérée comme un outil de soutien, et non comme un substitut au jugement clinique. Elle peut aider à repérer des retards récurrents, des lacunes dans la documentation ou des différences entre les services. Ces observations peuvent ensuite orienter les échanges au sein des équipes, les démarches d’amélioration de la qualité et la communication entre professionnels. L’un des avantages importants de cette approche est qu’elle peut rendre le raisonnement plus transparent. Les utilisateurs peuvent être en mesure de consulter le texte clinique original, la recommandation correspondante et la règle utilisée pour évaluer les soins. Cette méthode est plus sûre que de s’appuyer sur une réponse unique et inexpliquée produite par un système d’intelligence artificielle. Cette approche soulève également d’importantes préoccupations éthiques. Les informations concernant les patients doivent être protégées, et les établissements de santé doivent contrôler attentivement la manière dont les dossiers sont utilisés. Les modèles de langage peuvent mal interpréter certaines informations ou produire des résultats biaisés, notamment lorsque la documentation est incomplète. Les cliniciens et les établissements demeurent responsables des décisions influencées par ces systèmes. En conclusion, les grands modèles de langage pourraient contribuer à relier la documentation clinique aux recommandations médicales et à soutenir des soins plus sûrs et mieux organisés. Leur rôle doit rester un rôle de soutien, fondé sur la transparence. Les recherches futures devront examiner la précision de ces systèmes dans différents hôpitaux et différentes spécialités, ainsi que leur capacité réelle à améliorer la pratique clinique sans réduire les soins à de simples indicateurs chiffrés. Références Leonardi, G., Montani, S., Striani, M., Canessa, A., & Ferrandi, D. (2026). Orchestrating large language models to support medical process conformance checking. Neuroscience Informatics, 6(4), article 100294. https://doi.org/10.1016/j.neuri.2026.100294

French

GPT-6 Astra : entrons-nous dans l’ère de l’AGI ?

OpenAI a récemment présenté GPT-6 Astra, le décrivant comme une étape importante vers l’AGI, ou intelligence artificielle générale. L’AGI désigne un système d’IA capable d’accomplir de nombreuses tâches intellectuelles différentes, d’apprendre à partir de situations, de s’adapter à des problèmes nouveaux et de fonctionner de manière flexible dans différents domaines. Toutefois, il n’existe ni définition universellement acceptée ni test officiel de l’AGI. Les affirmations selon lesquelles nous serions entrés dans « l’ère de l’AGI » restent donc sujettes à débat. Ce qui distingue GPT-6 Astra des chatbots précédents est sa capacité à poursuivre un objectif global plutôt qu’à répondre simplement à une question à la fois. Les utilisateurs peuvent lui donner un objectif général sans expliquer chaque étape. Le système peut ensuite comprendre cet objectif, élaborer un plan, diviser le travail en tâches plus petites et poursuivre son activité jusqu’à produire un résultat final. Astra est également présenté comme capable d’interagir avec un ordinateur portable, d’utiliser des logiciels, de consulter des sites web, d’écrire et de tester du code, ainsi que de contrôler des outils numériques. Par exemple, un utilisateur pourrait lui demander de créer un site web, de préparer une présentation ou de développer un projet logiciel. Astra pourrait alors planifier le travail, réaliser les différentes étapes, rechercher d’éventuelles erreurs, effectuer des révisions et fournir le produit final. C’est ici que la notion d’agent d’IA devient importante. Un agent d’IA est un système capable de recevoir un objectif, de prendre des décisions, d’utiliser des outils, d’effectuer des actions, d’évaluer ses progrès et de poursuivre son travail avec des consignes limitées, étape par étape. En termes simples, un chatbot vous indique généralement comment faire quelque chose, tandis qu’un agent tente de le faire à votre place. Par exemple, au lieu de demander à Astra comment créer un cahier d’exercices sur la gestion du stress, un thérapeute pourrait simplement lui donner l’objectif suivant : « Créer un cahier d’exercices professionnel destiné aux étudiants universitaires. » Astra pourrait organiser le contenu, rédiger les exercices, concevoir le document, relire le texte, corriger les problèmes et préparer une version finale. Le thérapeute devrait néanmoins vérifier le contenu avant de l’utiliser. GPT-6 Astra peut être comparé à Claude Fable 5, même si leurs points forts peuvent différer. Astra semble davantage orienté vers l’exécution autonome de tâches, l’utilisation d’un ordinateur, le codage et l’interaction avec des outils numériques. Claude Fable 5 peut être considéré comme un partenaire performant pour la rédaction, le raisonnement et l’analyse. En pratique, Astra pourrait être mieux adapté à la réalisation d’un projet de bout en bout, tandis que Fable 5 pourrait être particulièrement utile pour développer des idées, analyser des informations et produire des contenus soigneusement rédigés. Fonctionnalité GPT-6 Astra Claude Fable 5 Force principale Exécution autonome de tâches Rédaction et raisonnement Utilisation habituelle Codage, utilisation d’un ordinateur et projets numériques Analyse, développement d’idées et création de contenu Mode de fonctionnement Réalise les projets du début à la fin Accompagne l’utilisateur par la discussion et la rédaction approfondies Particulièrement adapté à Tâches complexes comportant plusieurs étapes Recherche, rédaction et analyse critique Pour les thérapeutes, ces évolutions pourraient présenter des avantages pratiques. Les agents d’IA pourraient contribuer à organiser des recherches, préparer du matériel psychoéducatif, créer des exercices thérapeutiques, résumer des informations non identifiantes, soutenir les tâches administratives et élaborer des ressources pour la formation clinique ou la réadaptation. En réduisant la charge de travail routinière, ces outils pourraient permettre aux thérapeutes de consacrer davantage de temps aux soins directs des patients. Toutefois, la capacité d’une IA à créer des logiciels ou à résoudre des problèmes complexes ne signifie pas qu’elle comprend les patients de manière humaine. Elle peut produire un document impressionnant tout en interprétant incorrectement la culture, l’état émotionnel, l’histoire personnelle ou le niveau de risque d’un patient. La thérapie repose sur l’empathie, la confiance, la communication et une interprétation rigoureuse, qui demeurent au cœur d’une pratique clinique sûre. Une plus grande autonomie implique également de nouvelles responsabilités. Les thérapeutes doivent savoir à quelles informations l’agent d’IA peut accéder, quels sites web ou fichiers il peut utiliser et dans quelles situations une validation humaine est requise. Une IA ne devrait pas diagnostiquer un patient de manière autonome, évaluer un risque suicidaire, modifier un traitement ni transmettre des informations cliniques sensibles. Son travail doit toujours être vérifié avant d’influencer la prise en charge d’un patient. Alors, entrons-nous dans l’ère de l’AGI? GPT-6 Astra pourrait représenter une avancée importante vers des systèmes d’IA capables de planifier, d’agir, de réviser leur travail et de mener à bien des objectifs complexes de manière autonome. La question de savoir si cette évolution doit officiellement être qualifiée d’AGI reste incertaine. Pour les thérapeutes, l’approche la plus sûre consiste à utiliser ces systèmes comme de puissants assistants, tout en plaçant la confidentialité, le jugement professionnel, l’empathie et la sécurité des patients au centre de la pratique clinique.

English

Using Large Language Models to Check Medical Care Processes

In everyday clinical work, patient care is recorded in many places, including progress notes, imaging reports, medication records, and discharge summaries. Because this information is often incomplete or written in different ways, it can be difficult to know whether care followed recommended clinical guidelines. Medical process conformance checking is a method that compares what happened to what should normally happen according to professional guidance. A recent study by Leonardi and colleagues, titled “Orchestrating Large Language Models to Support Medical Process Conformance Checking,” examined how large language models, such as ChatGPT, could support this process. Large language models are computer systems that can understand and produce human language. In this study, they were used to read clinical documents and guidelines, identify important information, and compare patient care with recommended practice (Leonardi et al., 2026). The researchers used several language models rather than asking one system to complete the entire task. Each model had a specific role. One helped identify clinical events, another examined guideline recommendations, and another converted these recommendations into computer-readable rules. This step-by-step approach can make the process easier to check and correct. The study focused on stroke care. The system examined discharge letters and created a simple timeline of each patient’s care. It then compared these timelines with selected recommendations for stroke treatment. The results suggested that most patient records followed the expected care pathway. This shows that language models may help hospitals review large numbers of clinical records more efficiently. However, the results must be interpreted carefully. A medical record may not include everything that happened during treatment. A missing action in the documentation does not always mean that the action was not performed. In addition, patients may require different treatments because of their age, medical history, risks, or personal circumstances. For therapists and other healthcare professionals, this technology should be viewed as a support tool, not as a replacement for clinical judgment. It may help identify repeated delays, missing documentation, or differences between departments. These findings can then guide team discussions, quality improvement, and better communication between professionals. One important advantage of this approach is that it can make the reasoning process more visible. Users may be able to see the original clinical text, the guideline recommendation, and the rule used to evaluate care. This is safer than relying on a single unexplained answer from an artificial intelligence system. There are also important ethical concerns. Patient information must be protected, and healthcare organizations must carefully control how records are used. Language models can misunderstand information or produce biased results, especially when documentation is incomplete. Clinicians and institutions must remain responsible for decisions influenced by these systems. In conclusion, large language models may help connect clinical documentation with medical guidelines and support safer, more organized healthcare. Their role should remain supportive and transparent. Future research should examine how accurate these systems are in different hospitals and specialties, and whether they can genuinely improve clinical practice without reducing care to simple numbers. References Leonardi, G., Montani, S., Striani, M., Canessa, A., & Ferrandi, D. (2026). Orchestrating large language models to support medical process conformance checking. Neuroscience Informatics, 6(4), Article 100294. https://doi.org/10.1016/j.neuri.2026.100294

English

GPT-6 Astra: Are We Entering the AGI Era?

OpenAI has recently introduced GPT-6 Astra, describing it as an important step toward AGI, or Artificial General Intelligence. AGI refers to an AI system that can perform many different intellectual tasks, learn from situations, adapt to unfamiliar problems, and work flexibly across different fields. However, there is no universally accepted definition or official test for AGI, so claims that we have entered the “AGI era” remain open to debate. What makes GPT-6 Astra different from earlier chatbots is its ability to work toward a complete objective rather than simply answer one question at a time. Users can give Astra a general goal without explaining every step. The system can then understand the objective, create a plan, divide the work into smaller tasks, and continue until it produces a final result. Astra is also described as being able to interact with a laptop, use software, browse websites, write and test code, and control digital tools. For example, a user might ask it to create a website, prepare a presentation, or build a software project. Astra can potentially plan the work, complete the different stages, check for errors, make revisions, and deliver the finished product. This is where the idea of an AI agent becomes important. An AI agent is a system that can receive an objective, make decisions, use tools, take actions, review its progress, and continue working with limited step-by-step guidance. In simple terms, a chatbot usually tells you how to do something, while an agent attempts to do it for you. For example, instead of asking Astra how to create a stress-management workbook, a therapist could simply provide the objective: “Create a professional workbook for university students.” Astra could organize the content, write the exercises, design the document, review the language, correct problems, and prepare a final version. The therapist would still need to check the material before using it. GPT-6 Astra can be compared with Claude Fable 5, although their strengths may be different. Astra appears more focused on autonomous task completion, computer use, coding, and interaction with digital tools. Claude Fable 5 may be viewed more as a strong writing, reasoning, and analytical partner. In practice, Astra may be better suited to completing a project from beginning to end, while Fable 5 may be particularly useful for developing ideas, analyzing information, and producing carefully written content. Feature GPT-6 Astra Claude Fable 5 Main strength Autonomous task completion Writing and reasoning Typical use Coding, computer use, and digital projects Analysis, idea development, and content creation Working style Completes projects from beginning to end Supports users through careful discussion and drafting Best suited for Complex, multi-step tasks Research, writing, and critical analysis For therapists, these developments could have practical benefits. AI agents might help organize research, prepare psychoeducational materials, create therapy exercises, summarize non-identifying information, support administration, and develop resources for clinical training or rehabilitation. By reducing routine workload, these tools may give therapists more time for direct patient care. However, an AI’s ability to create software or solve complex problems does not mean that it understands patients in a human way. It may produce an impressive handout while misunderstanding a patient’s culture, emotional state, personal history, or level of risk. Therapy depends on empathy, trust, communication, and careful interpretation, which remain central to safe clinical practice. Greater independence also creates new responsibilities. Therapists must know what the AI agent can access, which websites or files it can use, and when human approval is required. An AI should not independently diagnose a patient, assess suicide risk, change treatment, or communicate sensitive clinical information. Its work must always be reviewed before it influences patient care. So, are we entering the AGI era? GPT-6 Astra may represent a significant movement toward AI systems that can plan, act, revise, and complete complex objectives independently. Whether this should officially be called AGI remains uncertain. For therapists, the safest approach is to use such systems as powerful assistants while keeping privacy, professional judgment, empathy, and patient safety at the centre of clinical practice.

French

Les enfants devraient-ils utiliser l’IA générative ?

Les enfants grandissent dans un monde où les chatbots et autres outils d’IA font partie de la vie quotidienne. Ils peuvent utiliser l’IA pour poser des questions, faire leurs devoirs, créer des histoires, résoudre des énigmes ou imaginer l’avenir. Pour les thérapeutes, l’enjeu important n’est pas simplement de savoir à quelle fréquence les enfants utilisent l’IA. Il faut également comprendre comment ces outils peuvent influencer leurs apprentissages, leurs émotions, leurs relations et leur sentiment d’identité. Les enfants se développent grâce à leur engagement actif envers le monde qui les entoure. Explorer, jouer, communiquer, bouger, faire des erreurs, résoudre des problèmes et créer des liens sont autant d’expériences essentielles au développement des compétences cognitives, sociales, émotionnelles, motrices et liées à la résolution de problèmes. Ces processus exigent du temps, des efforts, de la curiosité ainsi qu’une interaction directe avec les autres et avec l’environnement. L’IA générative peut fournir des réponses immédiates et produire des histoires, des images, des devoirs et des solutions. Bien que cela puisse sembler utile, son utilisation devient problématique lorsque l’IA remplace les occasions de penser de manière autonome, de faire preuve de créativité, d’explorer et d’apprendre par l’expérience. Les enfants peuvent commencer à dépendre de la technologie plutôt qu’à développer leur confiance en leurs propres capacités et leurs propres idées. La capacité des enfants à évaluer les informations générées par l’IA soulève également des préoccupations. Les chatbots peuvent fournir des réponses inexactes ou trompeuses tout en communiquant avec assurance et de manière conviviale. Les jeunes enfants ne possèdent peut-être pas encore les capacités de pensée critique nécessaires pour reconnaître ces limites. Certains peuvent aussi considérer les chatbots comme des amis, des enseignants ou des compagnons de confiance, alors que l’IA ne comprend pas véritablement leurs émotions ni leurs expériences. Pour ces raisons, l’accès direct à l’IA générative ne devrait pas être considéré comme approprié pour les jeunes enfants. Les apprentissages précoces devraient principalement s’appuyer sur le jeu imaginatif, l’exploration du monde réel, les relations humaines, les activités extérieures et les expériences pratiques. Ces expériences ne peuvent pas être remplacées par une interaction numérique instantanée. Chez les adolescents, l’IA générative peut être introduite avec davantage de prudence, en tant qu’outil accompagné. Son utilisation devrait s’appuyer sur les conseils des parents ou des professionnels de l’éducation, des limites claires, la protection de la vie privée et une attention constante portée à la pensée critique. Les adolescents devraient être encouragés à utiliser l’IA pour soutenir leurs apprentissages, et non pour remplacer leurs efforts, leur créativité, leur communication ou leur capacité à résoudre des problèmes. Tout comme il existe des recommandations concernant l’utilisation des écrans selon l’âge, nous devrions également nous demander : à partir de quel âge l’IA générative est-elle appropriée pour les enfants, et dans quelles conditions? Des recommandations claires et fondées sur des données probantes concernant l’âge approprié, les limites à établir et les modalités d’utilisation sécuritaire sont encore nécessaires. En attendant l’élaboration de recommandations plus solides, les adultes devraient adopter une approche prudente. Le développement, le bien-être, la créativité et les relations des enfants doivent passer avant la commodité et le progrès technologique. L’IA ne devrait jamais remplacer les expériences humaines qui aident les enfants à apprendre, à grandir et à mieux se comprendre, ainsi qu’à comprendre le monde qui les entoure. À venir! Nous préparons quelque chose de spécial pour les parents! Webinaire : L’IA générative et les enfants et adolescents Une discussion pratique pour explorer les situations dans lesquelles l’IA peut être appropriée, ses effets possibles sur les apprentissages et le développement, ainsi que les moyens de l’introduire de manière sécuritaire et responsable. Plus de détails à venir. Restez à l’affût!

English

Should Children Be Using Generative AI?

Children are growing up in a world where chatbots and other AI tools are part of everyday life. They may use AI to ask questions, complete homework, create stories, solve puzzles, or imagine the future. For therapists, the important question is not simply how often children use AI. We also need to understand how these tools may influence children’s learning, emotions, relationships, and sense of identity. Children develop through active engagement with the world around them. Exploring, playing, communicating, moving, making mistakes, solving problems, and building relationships are essential experiences for developing cognitive, social, emotional, motor, and problem-solving skills. These processes require time, effort, curiosity, and direct interaction with other people and the environment. Generative AI can provide immediate answers and produce stories, images, homework, and solutions. Although this may seem helpful, it can become problematic when AI replaces opportunities for independent thinking, creativity, exploration, and learning through experience. Children may begin to rely on technology rather than developing confidence in their own abilities and ideas. There are also concerns about children’s ability to evaluate AI-generated information. Chatbots can provide inaccurate or misleading answers while communicating in a confident and friendly manner. Young children may not yet have the critical-thinking skills needed to recognise these limitations. Some may also view chatbots as friends, teachers, or trusted companions, even though AI does not genuinely understand their emotions or experiences. For these reasons, direct access to generative AI should not be considered appropriate for young children. Early learning should primarily occur through imaginative play, real-world exploration, human relationships, outdoor activities, and hands-on experiences. These experiences cannot be replaced by instant digital interaction. For teenagers, generative AI may be introduced more cautiously as a supported tool. Its use should involve parental or educational guidance, clear boundaries, privacy protection, and ongoing attention to critical thinking. Teenagers should be encouraged to use AI to support learning, not to replace effort, creativity, communication, or problem-solving. Just as we have age-based recommendations for screen use, we should also ask: At what age is generative AI appropriate for children, and under what conditions? Clear, evidence-based recommendations regarding appropriate ages, limits, and safe use are still needed. Until stronger guidance is available, adults should take a cautious approach. Children’s development, wellbeing, creativity, and relationships must come before convenience and technological progress. AI should never replace the human experiences that help children learn, grow, and understand themselves and the world around them. Coming Soon! We’re preparing something special for parents! Webinar: Generative AI and Children & Teenagers A practical discussion exploring when AI may be appropriate, how it can affect learning and development, and how parents can introduce it safely and responsibly. More details coming soon, stay tuned!

French

Jais : une IA au service de la langue arabe

Jais est un modèle d’intelligence artificielle (IA) à poids ouverts, conçu spécifiquement pour l’arabe. Il comprend et produit de l’arabe, de l’anglais, différents dialectes arabes, l’arabizi (arabe écrit avec des lettres latines et des…

English

Jais: Supporting Arabic in Artificial Intelligence

Jais is an open-weight artificial intelligence (AI) model created especially for Arabic. It can understand and produce Arabic, English, different Arabic dialects, Arabizi (Arabic written with Latin letters and numbers), and some cultural forms such as poetry and religious language. This is important because many AI tools work better in English than in Arabic. Jais may be useful in healthcare, education, research, and therapy. For example, therapists could use it to translate information, simplify difficult explanations, prepare educational materials, or create examples that are more familiar to Arabic-speaking clients. It may also help researchers work with Arabic-language information. However, Jais should be used as a support tool, not as a replacement for professional knowledge. A therapist should never depend on the model to make a diagnosis, assess risk, or decide on treatment. AI can produce incorrect or incomplete answers, even when the response sounds confident and professional. Arabic-speaking communities are very diverse. People may use different dialects, cultural expressions, and ways of describing emotions or illness. Although Jais is designed to work well with Arabic, it may still misunderstand a phrase or make assumptions about a person’s culture, religion, or background. Human review is always necessary. The fact that Jais is “open-weight” means that researchers and developers can study and adapt the model more easily than some closed commercial systems. This may support local research and the development of Arabic healthcare tools. However, open access does not guarantee that the model is always accurate, unbiased, or transparent. Therapists should begin with simple and low-risk uses. For example, they may ask Jais to rewrite a verified explanation in easier Arabic or English. They should then check the result carefully before sharing it with a client. Personal or confidential patient information should not be entered unless privacy and security have been officially confirmed. Ethical responsibility remains with the professional using the tool. Therapists and researchers should check AI-generated information, protect patient privacy, and be transparent about how AI was used. They should also consider possible bias, differences between dialects, and the risk that some groups may receive less accurate responses. Jais is a promising development for Arabic-centered AI, but its value will depend on responsible use and continued evaluation. With careful human supervision, it may improve communication and access to information. It should help professionals support Arabic-speaking communities—not replace clinical judgment, human relationships, or accountability.

French

Optimiser la pratique orthophonique avec l’IA générative : niveaux 1 et 2

Nous sommes heureux de vous présenter, en collaboration avec l’Association québécoise des orthophonistes et audiologistes (AQOA), une formation spécialement conçue pour les orthophonistes souhaitant découvrir comment l’intelligence artificielle générative peut soutenir leur pratique professionnelle au quotidien. Cette formation propose une introduction progressive et accessible aux principes de l’IA générative ainsi qu’à ses applications concrètes en orthophonie. Vous découvrirez comment utiliser ces outils pour préparer vos bilans, organiser vos séances, créer du matériel thérapeutique personnalisé et adapter vos activités aux besoins de chaque patient. À travers des démonstrations en direct, des exemples cliniques et des exercices pratiques, nous explorerons les différentes façons dont l’IA peut vous accompagner dans votre travail, de la préparation du bilan jusqu’à la création de supports de rééducation pour les enfants, les adolescents et les adultes. Nous accorderons également une attention particulière à la formulation des prompts. Vous apprendrez à donner des consignes claires et structurées afin d’obtenir des réponses plus pertinentes, précises et adaptées à vos objectifs thérapeutiques. La formation abordera enfin les enjeux essentiels liés à l’utilisation de l’IA en contexte clinique : confidentialité des données de santé, protection des renseignements personnels, vérification des informations, biais possibles et importance du jugement professionnel. L’IA doit rester un outil de soutien et ne peut remplacer l’expertise, l’évaluation clinique ou la relation thérapeutique. La formation comprend des exposés interactifs, des démonstrations guidées, des exercices courts, des exemples de création de matériel et des périodes d’échange. Elle vous permettra de développer des compétences concrètes et d’intégrer l’IA de façon réfléchie, éthique et sécuritaire dans votre pratique orthophonique. La formation se déroulera en deux parties : le 16 septembre 2026, de 8 h à 12 h, et le 22 septembre 2026, de 8 h à 12 h, pour une durée totale de huit heures. L’événement se déroulera en ligne, via Zoom (Québec, Canada). Elle est exclusivement réservée aux membres de l’AQOA, sur inscription seulement. Contact : AQOA – (514) 552-1382 – support@aqoa.qc.ca Pour plus d’informations et pour vous inscrire : Consulter la page de la formation sur le site de l’AQOA

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