Author name: Dr. Rania Kassir

French

De l’apprentissage au leadership : ce que nous proposons

Happy Brain Training a été conçu pour dépasser la théorie et favoriser une transformation concrète et opérationnelle. Au cours de l’année écoulée, mon activité s’est développée à travers différents pays, formats et communautés, guidée par un objectif clair : aider les thérapeutes à utiliser l’IA de manière réellement impactante. Mon approche est simple dans son principe, mais puissante dans sa mise en œuvre. Je forme les thérapeutes à utiliser efficacement l’IA en thérapie, en mettant l’accent sur des applications concrètes qui améliorent l’efficacité, la créativité et les résultats cliniques. Mes programmes de formation sont structurés comme un parcours progressif. Les thérapeutes commencent par acquérir des bases solides, en comprenant l’IA générative et des outils comme ChatGPT, puis évoluent vers la création de supports thérapeutiques personnalisés, avant d’aborder des études de cas avancées et une planification complète des prises en charge assistée par l’IA. Chaque étape vise à renforcer la confiance, l’autonomie et l’impact clinique. Tout au long de ce parcours, nous explorons également le prompt engineering, la productivité et l’utilisation de l’IA comme outil de soutien pour les patients. Les programmes ont évolué, passant d’interactions de base à des contenus structurés, des techniques spécifiques et des applications adaptées à chaque spécialité. Des solutions ciblées sont également proposées aux professionnels souhaitant optimiser leur efficacité et rationaliser leur organisation. Au-delà des programmes structurés, je propose des séances de conseil individuelles, offrant un accompagnement personnalisé en fonction des enjeux propres à chaque thérapeute. Mon approche reste ancrée dans les réalités du terrain, qu’il s’agisse de communication, de langage ou de troubles complexes tels que l’aphasie, la dysarthrie ou la dysphagie. L’apprentissage ne se limite pas à un lieu. Mes formations en présentiel ont été dispensées dans plusieurs villes, de Luxembourg à Vienne, en passant par les pays baltes, Lyon et la Belgique, contribuant à un mouvement international en expansion. Parallèlement, les webinaires et les formations en ligne connectent des thérapeutes sur plusieurs continents. J’ai accompagné des professionnels en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, en Asie et en Australie. Aujourd’hui, plus de 2 500 thérapeutes à travers le monde ont été formés, chacun contribuant à une transformation globale de la pratique thérapeutique. À travers tous ces pays, un constat s’impose : nous partageons les mêmes défis. Si nos pratiques diffèrent, nos besoins fondamentaux restent profondément similaires, nous unissant dans une dynamique commune. Mes ateliers et événements en direct sont interactifs, pratiques et immédiatement applicables. Pour soutenir ces apprentissages, j’ai développé un prompt book, une ressource prête à l’emploi permettant de créer des supports thérapeutiques personnalisés, adaptés à tous les âges et besoins cliniques. Ce qui distingue cette approche ne réside pas uniquement dans l’offre proposée, mais dans la manière de penser. Tout est centré sur le thérapeute, fondé sur une expertise en IA, et conçu pour un usage concret. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre l’IA, mais d’apprendre à en faire un levier de transformation.

French

Happy Brain Training : là où la thérapie rencontre l’innovation

Il y a un an, Happy Brain Training naissait d’une conviction forte : l’intelligence artificielle générative peut devenir un véritable levier pour les thérapeutes, à condition d’être comprise, encadrée et utilisée avec discernement. J’ai créé Happy Brain Training pour faire dialoguer deux univers qui, aujourd’hui, ne peuvent plus évoluer séparément : l’expertise clinique et l’innovation technologique. L’objectif n’a jamais été de remplacer l’humain, ni de transformer les thérapeutes en techniciens de l’IA. Il s’agit plutôt de leur donner des repères concrets pour intégrer ces outils dans leur pratique, de manière responsable, efficace et profondément clinique. Au départ, ce projet était une idée. Il est devenu, au fil des mois, un espace de formation, de réflexion et de partage, où les thérapeutes peuvent explorer de nouvelles façons de penser, de créer et d’accompagner leurs patients. Pourquoi cette newsletter ? Lorsque j’ai commencé à travailler sur l’IA générative appliquée à la thérapie, une chose est vite devenue évidente : ce domaine évolue très vite. Nouveaux modèles, nouvelles fonctionnalités, enjeux de confidentialité, sécurité des données, régulation, impact écologique, limites cliniques… rester informé est devenu un véritable défi. C’est pour répondre à ce besoin que la newsletter Happy Brain Training a été créée. Chaque semaine, elle a pour objectif de rendre l’IA plus accessible, plus claire et plus utile pour les thérapeutes. Elle ne se limite pas à présenter des outils. Elle propose aussi des analyses, des exemples concrets, des pistes d’application en séance et des repères pour développer une utilisation éthique et réfléchie de l’IA. L’enjeu est simple : permettre aux professionnels de gagner du temps, de créer des supports plus personnalisés, de soutenir leur raisonnement clinique et d’enrichir leur pratique, sans jamais perdre de vue la qualité de la relation thérapeutique. Une communauté internationale et pluridisciplinaire En un an, cette newsletter est devenue bien plus qu’un simple canal d’information. Elle a permis de rassembler une communauté internationale de thérapeutes, issus de disciplines variées et de contextes très différents. De l’Europe au Moyen-Orient, de l’Afrique à l’Amérique du Nord, de l’Asie jusqu’au Canada, une même réalité se dessine : nous partageons souvent les mêmes défis. La charge administrative, le manque de temps, la nécessité de personnaliser les supports, la complexité des situations cliniques et le besoin de rester à jour concernent de nombreux professionnels, quelle que soit leur spécialité. Cette communauté montre que les thérapeutes ne sont pas seulement en train de s’adapter à l’IA. Ils participent activement à façonner son usage, en gardant au centre ce qui fait la force de leur métier : l’écoute, l’analyse clinique, la créativité et la relation humaine. Aujourd’hui, je suis fière de célébrer une année de la newsletter Happy Brain Training,  une année de partage, d’apprentissage collectif et de développement aux côtés d’une communauté de professionnels curieux, engagés et ouverts au changement. Tout au long de ce parcours, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des thérapeutes inspirants dans différents pays, et de vous rencontrer. Ces échanges continuent de nourrir mon engagement à m’adapter, évoluer et avancer. Même lorsque le rythme est soutenu, ils rappellent pourquoi ce travail est essentiel. Ce qui n’était au départ qu’un moyen de rester connecté est devenu bien plus : un espace de réflexion, d’inspiration et de progression.

English

From Learning to Leading: What We Offer

Happy Brain Training was built to move beyond theory and into real, hands-on transformation. Over the past year, my work has grown across borders, formats, and communities, guided by one clear goal: helping therapists use AI in ways that truly make a difference. What I do is simple in idea, but powerful in practice. I train therapists to use AI effectively in therapy, focusing on practical, real-world applications that improve efficiency, creativity, and clinical outcomes. My training programs are structured as a journey. Therapists begin by building a strong foundation, understanding generative AI and tools like ChatGPT, then progress to creating personalized therapy materials, and eventually move into advanced case studies and full therapy planning supported by AI. Each step is designed to build confidence, autonomy, and clinical impact. Throughout this journey, we also explore prompt engineering, productivity, and the use of AI as a support tool for patients. The programs have evolved from basic interactions to structured materials, techniques, and domain-specific applications tailored to each specialty. Targeted solutions are also designed for professionals who want to improve efficiency and streamline their workflow. Beyond structured programs, I offer one-to-one advisory sessions, providing personalized guidance tailored to each therapist’s challenges. My approach stays grounded in real therapy needs, from communication and language to complex disorders such as aphasia, dysarthria, and dysphagia. Learning doesn’t stay in one place. My in-person trainings have reached multiple cities, from Luxembourg and Vienna to the Baltic States, Lyon, and Belgium, each adding to a growing international movement. At the same time, webinars and e-learning programs connect therapists across continents. I’ve worked with professionals across Europe, the Middle East, North America, Asia, and Australia. Today, more than 2,500 therapists worldwide have trained with me, each contributing to a global shift in how therapy is practiced. Across all these countries, one thing stands out: we share the same challenges. While our ways of working may differ, our core needs are deeply similar uniting us in a shared purpose. My workshops and live events are interactive, practical, and immediately applicable. To support this learning, I’ve developed a prompt book, a ready-to-use resource for creating personalized therapeutic materials across ages and clinical needs. What makes this different is not just what I offer, but how I think. Everything is therapist-centered, grounded in AI expertise, and built for real-world use. This is more than learning AI. It’s learning how to lead with it.

English

Happy Brain Training: Where Therapy Meets Innovation

Happy Brain Training was built on a clear and ambitious vision: to rethink how therapy evolves in a world that is changing faster than ever. I founded it as a speech therapist and neuropsychologist with strong expertise in generative AI, bringing together clinical depth and technological innovation in a way that feels both grounded and forward-looking. What started as an idea has grown into something much more tangible. It is now a space where therapists come to explore, question, and reshape their practice. With my background in clinical work, research, and AI, the goal has never been to simply introduce new tools, but to help therapists use them with clarity, purpose, and clinical judgment. At its core, Happy Brain Training is driven by a simple yet powerful mission: to unlock the potential of both therapists and their patients through the thoughtful and responsible use of generative AI. This means equipping therapists with tools that genuinely support their work, helping them create more personalized and engaging materials, and making AI feel accessible rather than overwhelming. That is exactly why I created the Happy Brain Training newsletter: to keep therapists informed, inspired, and connected to the evolving landscape of both therapy and technology. Published weekly, it provides updates on new models, emerging possibilities, and key developments in the field. It also addresses essential topics such as data security, privacy, regulations, ethical considerations, and even the ecological impact of AI. In a field that is evolving rapidly, staying informed is no longer optional. The newsletter acts as a bridge between innovation and daily practice, offering insights, practical ideas, and reflections that therapists can directly apply in their work. Over time, this space has grown into a truly international and multidisciplinary community, with readers across Europe, the Middle East, Africa, North America, and beyond. It now connects professionals from Japan to Canada, reflecting how global this conversation has become. This diversity enriches the exchange of perspectives and strengthens a community grounded in real clinical practice. There is a strong commitment to bridging a gap many clinicians still feel. Technology can seem distant from the reality of therapy rooms, so the focus here is on making it practical, relevant, and aligned with real clinical needs, never abstract, but directly applicable. What defines this work is its focus on action. Therapists are not just learning about AI, but how to use it to save time, support clinical reasoning, and open new possibilities in their sessions, without compromising quality or depth. We explore areas such as prompt engineering, productivity, and how AI can support patients, always through concrete applications. For those who feel overwhelmed, especially by prompt engineering, I’ve developed structured solutions to make it simpler and more accessible. Today, I am proud to celebrate one year of the Happy Brain Training newsletter, one year of sharing ideas, learning together, and growing alongside a community of professionals who are curious, committed, and open to change. Throughout this journey, I’ve had the chance to meet inspiring therapists across different countries, and to meet you. These encounters continue to inspire me to adapt, evolve, and move forward. Even when the pace is intense, they remind me why this work matters. What started as a simple way to stay connected has become something far more meaningful: a space for reflection, inspiration, and progress.

English

Seeing the Unseen: Verifying AI-Generated Images in Clinical and Research Contexts

A therapist looking at an image often focuses on meaning, what it shows, how it feels, and how it connects to a client’s story. Until recently, we could also assume that most images reflected something real. Today, with the rise of AI-generated images, that assumption is less certain. New tools, such as OpenAI’s image verification system, are beginning to help us check where images come from and whether they were created by AI. This tool allows users to upload an image and see if it contains hidden signals linked to AI systems, such as metadata or digital watermarks. These signals can suggest that an image was generated using tools like ChatGPT or related APIs. For clinicians, this is less about technology itself and more about developing a habit of asking: “Can I trust the origin of this image?” In practical terms, using the tool is simple and does not require technical knowledge. You begin by going to the verification webpage and uploading the image you want to check. It is helpful to crop the image so that only the main picture is included, especially if it comes from a screenshot. After uploading, the tool analyzes the file and looks for known signals linked to AI generation. It will then show whether these signals are present. If they are, the image was likely created using AI tools. If not, the result is less certain, and further caution is still needed. This process takes only a few moments and can easily become part of routine checking when working with unfamiliar images. In everyday clinical work, images are used in many ways, psychoeducation, assessment, and even therapeutic exercises. When we assume an image is real, we may respond to it differently than if we knew it was created by AI. This makes it important to pause and reflect, especially when an image plays a role in clinical understanding or emotional processing. From a thinking perspective, this shift asks us to slow down. We often rely on quick impressions when we see an image, especially if it looks familiar or realistic. However, AI-generated images can look highly convincing. Verification tools can support us in moving from quick assumptions to more careful, reflective thinking. There are also learning implications. Students and early-career therapists often use visual materials to support memory and understanding. If an image is later found to be artificial, it may create confusion or reduce confidence. Knowing that verification tools exist can help build a more balanced approach, one that combines curiosity with healthy doubt. In research settings, the issue becomes even more important. Fields that depend on images, such as medical or rehabilitation sciences, require accurate and trustworthy data. If AI-generated images are used without clear labeling, this can affect the quality of research. Verification tools can support better data practices, but they are only one part of the process. It is also important to understand the limits of these tools. Not all AI-generated images contain detectable signals, and not all real images are easy to verify. A tool may suggest that an image is AI-generated, but it cannot fully explain how or why it was created. This means we should use these tools as support, not as final proof. In clinical practice, ethical questions naturally arise. If a therapist uses an AI-generated image, should they tell the client? In most cases, transparency helps maintain trust. Even if the image is helpful, its origin still matters. Being open about this can strengthen the therapeutic relationship rather than weaken it. Responsibility remains with the clinician or researcher. Tools can assist, but they do not replace professional judgment. This includes thinking carefully about how images are used, checking their sources when needed, and being honest about their origins. It also means being aware that AI systems can carry biases or produce misleading content. As these technologies become more common, clinicians and researchers will need to adapt without feeling overwhelmed. The goal is not to become an AI expert, but to stay thoughtful and attentive. By combining simple verification tools with good clinical judgment, we can continue to use images in ways that are both effective and responsible. Looking ahead, these tools may become a normal part of practice, much like checking references or reviewing data sources. They remind us that in a digital world, seeing is not always the same as knowing. What remains essential is our ability to reflect, question, and make careful decisions in the service of those we work with. To explore the verification tool, visit: https://openai.com/research/verify/

English

Your Brain on ChatGPT: What This Study Means for Clinical Thinking and Learning

A recent experimental study examined how tools like ChatGPT influence thinking during writing A recent experimental study by Kosmyna, N. et al. (2025), conducted at the MIT Media Lab, explores how tools like ChatGPT influence human thinking during writing tasks. The study, titled “Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task,” examined how different levels of technological assistance shape cognitive engagement. The researchers recruited participants and divided them into three groups: one using an AI assistant (LLM group), one using a search engine, and one relying only on their own thinking (Brain-only group). Across three sessions, each group used the same method. In a fourth session, roles were reversed for some participants: those who had used AI were asked to work without it (LLM-to-Brain), while those who had worked independently were introduced to AI (Brain-to-LLM). The study combined EEG brain recordings, language analysis, essay scoring, and participant interviews to understand not just performance, but underlying cognitive processes. The results showed clear differences in how participants engaged cognitively. Brain activity, measured through neural connectivity, was strongest in the Brain-only group, moderate in the Search Engine group, and weakest in the LLM group. This suggests that as external support increased, internal cognitive engagement decreased. In parallel, language analysis revealed that essays produced with AI were more similar to each other, showing less variation in vocabulary and structure, while independently written essays were more diverse and distinct. Participants’ experiences also reflected these differences. Those in the LLM group reported a lower sense of ownership over their essays and had more difficulty recalling or quoting what they had just written. In contrast, the Brain-only group showed strong memory recall and a clear sense that the work belonged to them. Even when AI-assisted essays scored well, they often required minimal editing and remained close to default AI-generated responses, indicating lower levels of active processing. The fourth session provided some of the most important insights. Participants who moved from Brain-only to AI use (Brain-to-LLM) showed increased brain connectivity across multiple frequency bands, suggesting active integration of AI support with prior knowledge. They also performed well in terms of memory and structure. However, those who moved from AI use to independent writing (LLM-to-Brain) showed reduced neural engagement and did not return to the same level of cognitive activity as the original Brain-only group. Their writing also showed traces of AI-influenced vocabulary and structure, indicating a lingering effect of prior AI use. From a clinical perspective, these findings are highly relevant. Clinical reasoning depends on active engagement, organizing information, making connections, and reflecting on decisions. Writing is one of the main ways clinicians develop and refine this reasoning. If AI reduces the need for this effort, especially early in training, it may lead to what can be described as cognitive debt: a gradual weakening of the thinking processes that support clinical judgment. At the same time, the study suggests that AI can be beneficial when used after independent thinking has been established. The Brain-to-LLM group demonstrated that prior effortful engagement may allow clinicians or students to use AI in a more integrated and reflective way. This aligns with educational and clinical models where support tools are most effective when they build on an existing foundation rather than replace it. These findings also echo everyday clinical practice. Therapists often emphasize the importance of active participation and reflection in patients. Similarly, clinicians themselves rely on repeated, effortful thinking to build expertise. If AI tools begin to replace rather than support this process, there may be subtle but meaningful changes in how clinicians think, remember, and make decisions. The ethical implications are important. Clinicians remain responsible for their reasoning and documentation, even when AI is involved. The reported decrease in perceived ownership raises concerns about reduced critical engagement. If a clinician feels less connected to what they have written, they may be less likely to question it. There are also broader concerns about bias and accuracy, as AI-generated content may not always align with individual patient contexts or cultural considerations. For researchers and students, similar risks apply. High-quality writing is not only about clarity but about understanding. If AI assists in producing text without deep engagement, there is a risk of creating work that appears strong but lacks true comprehension. Maintaining intellectual integrity requires active involvement in the thinking process, not just the final output. Overall, this study offers an important early perspective on how AI tools like ChatGPT may shape cognition over time. For clinicians and therapists, it highlights the need for a balanced approach, one that uses AI as a support while preserving the effortful thinking that underpins clinical expertise. The goal is not to avoid these tools, but to use them in ways that strengthen, rather than replace, the cognitive processes at the heart of learning and practice.

French

Voir l’invisible : vérifier les images générées par l’IA en contexte clinique et de recherche

Lorsqu’un thérapeute observe une image, son attention se porte généralement sur sa signification : ce qu’elle montre, ce qu’elle suscite, et la manière dont elle s’inscrit dans l’histoire du patient. Jusqu’à récemment, il était également possible de supposer que la majorité des images renvoyaient à une réalité. Avec l’essor des images générées par l’IA, cette hypothèse devient moins certaine. De nouveaux outils, tels que le système de vérification d’images d’OpenAI, permettent désormais d’examiner l’origine des images et d’identifier si elles ont été produites par une IA. Cet outil permet de télécharger une image afin de détecter la présence de signaux invisibles associés aux systèmes d’IA, tels que des métadonnées ou des filigranes numériques. Ces éléments peuvent indiquer qu’une image a été générée à l’aide d’outils comme ChatGPT ou d’API associées. Pour les cliniciens, l’enjeu ne réside pas tant dans la technologie elle-même que dans l’acquisition d’un réflexe : s’interroger sur la fiabilité de l’origine d’une image. Sur le plan pratique, l’utilisation de cet outil est simple et ne nécessite pas de compétences techniques. Il suffit d’accéder à la page de vérification, de télécharger l’image à analyser, idéalement après l’avoir recadrée pour n’en conserver que le contenu principal, notamment lorsqu’elle provient d’une capture d’écran. L’outil analyse ensuite le fichier et recherche des signatures connues associées à la génération par IA. Il indique si ces signaux sont présents. Si tel est le cas, l’image a probablement été générée par une IA ; dans le cas contraire, l’incertitude demeure et la prudence reste de mise. Cette procédure ne prend que quelques instants et peut être intégrée aux pratiques de vérification courantes. Dans la pratique clinique quotidienne, les images sont utilisées à des fins variées : psychoéducation, évaluation, ou encore exercices thérapeutiques. Lorsque l’on suppose qu’une image est authentique, la manière d’y répondre peut différer de celle adoptée si son origine artificielle est connue. Il devient donc essentiel de marquer un temps d’arrêt et de réflexion, en particulier lorsque l’image contribue à la compréhension clinique ou au traitement émotionnel. Du point de vue des processus cognitifs, cette évolution invite à ralentir. Face à une image, nous avons tendance à nous appuyer sur des impressions rapides, surtout lorsqu’elle paraît familière ou réaliste. Or, les images générées par l’IA peuvent être extrêmement convaincantes. Les outils de vérification permettent de passer d’une impression immédiate à une analyse plus réfléchie et critique. Des implications existent également pour l’apprentissage. Les étudiants et les jeunes thérapeutes utilisent fréquemment des supports visuels pour soutenir la mémorisation et la compréhension. Si une image s’avère ultérieurement artificielle, cela peut générer de la confusion ou altérer la confiance. La connaissance de ces outils de vérification favorise une posture plus équilibrée, combinant curiosité et esprit critique. Dans le champ de la recherche, les enjeux sont encore plus marqués. Les disciplines reposant sur l’analyse d’images, notamment en médecine ou en rééducation, nécessitent des données fiables. L’utilisation d’images générées par l’IA sans identification explicite peut compromettre la qualité des travaux. Les outils de vérification contribuent à de meilleures pratiques, sans toutefois se substituer à une démarche rigoureuse. Il est également essentiel de reconnaître les limites de ces outils. Toutes les images générées par l’IA ne comportent pas de signaux détectables, et toutes les images authentiques ne sont pas aisément vérifiables. Un outil peut suggérer une origine artificielle sans pouvoir en expliquer précisément les modalités. Il convient donc de les utiliser comme des aides, et non comme des preuves définitives. En pratique clinique, des questions éthiques émergent naturellement. Lorsqu’un thérapeute utilise une image générée par l’IA, doit-il en informer le patient ? Dans la plupart des cas, la transparence contribue à maintenir la relation de confiance. Même si l’image est pertinente, son origine reste une information significative. L’expliciter peut renforcer, plutôt que fragiliser, l’alliance thérapeutique. La responsabilité demeure celle du clinicien ou du chercheur. Les outils peuvent assister, mais ne remplacent pas le jugement professionnel. Cela implique de réfléchir à l’usage des images, de vérifier leur origine lorsque nécessaire, et d’en expliciter les conditions d’utilisation. Cela suppose également d’être attentif aux biais potentiels ou aux contenus trompeurs produits par les systèmes d’IA. À mesure que ces technologies se diffusent, les cliniciens et les chercheurs devront s’y adapter sans se laisser submerger. L’enjeu n’est pas de devenir expert en IA, mais de rester attentif et réflexif. En combinant des outils de vérification simples avec un jugement clinique rigoureux, il est possible d’utiliser les images de manière à la fois efficace et responsable. À l’avenir, ces outils pourraient devenir aussi courants que la vérification des sources ou des références. Ils rappellent que, dans un environnement numérique, voir ne signifie pas nécessairement savoir. Ce qui demeure essentiel est notre capacité à réfléchir, à questionner et à prendre des décisions éclairées au service des personnes accompagnées. Pour accéder à l’outil de vérification : https://openai.com/research/verify/

French

Votre cerveau face à ChatGPT : implications pour le raisonnement clinique et l’apprentissage

Une étude expérimentale récente a examiné l’influence d’outils comme ChatGPT sur les processus de pensée lors de tâches d’écriture. L’étude, menée par Kosmyna, N. et al. (2025) au MIT Media Lab et intitulée « Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task », analyse comment différents niveaux d’assistance technologique modulent l’engagement cognitif. Les chercheurs ont recruté des participants répartis en trois groupes : un groupe utilisant un assistant d’IA (groupe LLM), un groupe utilisant un moteur de recherche, et un groupe s’appuyant uniquement sur ses propres ressources cognitives (groupe Brain-only). Sur trois sessions, chaque groupe a conservé la même modalité de travail. Lors d’une quatrième session, les conditions ont été inversées pour certains participants : ceux ayant utilisé l’IA ont travaillé sans celle-ci (LLM-to-Brain), tandis que ceux ayant travaillé de manière autonome ont été introduits à l’IA (Brain-to-LLM). L’étude combinait enregistrements EEG, analyses linguistiques, évaluation des productions écrites et entretiens, afin d’explorer non seulement les performances, mais aussi les processus cognitifs sous-jacents. Les résultats mettent en évidence des différences nettes d’engagement cognitif. L’activité cérébrale, mesurée via la connectivité neuronale, était la plus élevée dans le groupe Brain-only, intermédiaire dans le groupe utilisant un moteur de recherche, et la plus faible dans le groupe LLM. Cela suggère qu’à mesure que le soutien externe augmente, l’engagement cognitif interne diminue. Parallèlement, l’analyse linguistique montre que les textes produits avec l’IA étaient plus homogènes, avec une moindre variabilité lexicale et structurelle, tandis que les productions autonomes étaient plus diversifiées et distinctes. L’expérience subjective des participants reflète ces différences. Les participants du groupe LLM rapportaient un moindre sentiment d’appropriation de leurs textes et davantage de difficultés à se souvenir ou à citer ce qu’ils venaient d’écrire. À l’inverse, le groupe Brain-only présentait une meilleure mémorisation et un sentiment clair de propriété du travail produit. Même lorsque les textes assistés par IA obtenaient de bons scores, ils nécessitaient peu de modifications et restaient proches des réponses générées par défaut, ce qui témoigne d’un niveau de traitement actif plus limité. La quatrième session apporte des éléments particulièrement éclairants. Les participants passés d’un travail autonome à l’usage de l’IA (Brain-to-LLM) ont montré une augmentation de la connectivité cérébrale sur plusieurs bandes de fréquence, suggérant une intégration active du soutien de l’IA aux connaissances préexistantes. Ils ont également obtenu de bonnes performances en termes de mémoire et de structuration. En revanche, les participants passés de l’IA à un travail autonome (LLM-to-Brain) présentaient une diminution de l’engagement neuronal et ne retrouvaient pas le niveau d’activité du groupe initial Brain-only. Leur production portait en outre des traces persistantes de vocabulaire et de structures influencés par l’IA. D’un point de vue clinique, ces résultats sont particulièrement pertinents. Le raisonnement clinique repose sur un engagement actif : organiser l’information, établir des liens, réfléchir aux décisions. L’écriture constitue un levier central pour développer et affiner ce raisonnement. Si l’IA réduit cet effort, notamment en début de formation, cela peut conduire à ce que l’on peut qualifier de « dette cognitive » : un affaiblissement progressif des processus de pensée soutenant le jugement clinique. Dans le même temps, l’étude suggère que l’IA peut être bénéfique lorsqu’elle intervient après une phase de réflexion autonome. Le groupe Brain-to-LLM montre que l’engagement préalable permet une utilisation plus intégrée et réflexive de l’IA. Cela rejoint les modèles pédagogiques et cliniques dans lesquels les outils sont d’autant plus efficaces qu’ils s’appuient sur des bases déjà construites plutôt qu’ils ne s’y substituent. Ces résultats font également écho à la pratique clinique quotidienne. Les thérapeutes soulignent l’importance de la participation active et de la réflexion chez les patients. De la même manière, les cliniciens développent leur expertise par une pensée répétée et exigeante. Si les outils d’IA viennent remplacer ce processus plutôt que le soutenir, cela pourrait modifier de manière subtile mais significative les modes de pensée, de mémorisation et de décision des cliniciens. Les implications éthiques sont importantes. Les cliniciens restent responsables de leur raisonnement et de leurs écrits, même en présence d’IA. La diminution du sentiment d’appropriation soulève des questions quant à l’engagement critique. Si un clinicien se sent moins lié à ce qu’il écrit, il peut être moins enclin à en questionner la validité. Des préoccupations existent également concernant les biais et l’exactitude, dans la mesure où les contenus générés peuvent ne pas correspondre aux contextes individuels ou culturels des patients. Des risques similaires concernent les chercheurs et les étudiants. Un texte de qualité ne repose pas uniquement sur la clarté, mais aussi sur la compréhension. Si l’IA facilite la production de textes sans engagement cognitif approfondi, il existe un risque de produire des contenus apparemment solides mais dépourvus de compréhension réelle. Préserver l’intégrité intellectuelle repose un engagement actif dans le processus de pensée, au-delà du résultat final. Dans l’ensemble, cette étude offre une perspective initiale importante sur la manière dont des outils comme ChatGPT peuvent influencer la cognition au fil du temps. Pour les cliniciens et les thérapeutes, elle souligne la nécessité d’une approche équilibrée, dans laquelle l’IA est utilisée comme un soutien, tout en préservant l’effort cognitif qui fonde l’expertise clinique. L’enjeu n’est pas d’éviter ces outils, mais de les utiliser de manière à renforcer, et non à remplacer, les processus cognitifs au cœur de l’apprentissage et de la pratique.

French

Quand l’IA peut traiter davantage d’informations : ce que les 2 millions de tokens de Gemini pourraient signifier pour les thérapeutes

Combien de fois avons-nous souhaité pouvoir tout garder en tête en même temps ? L’ensemble des rapports, des notes, des détails qui semblent pertinents mais restent dispersés entre différents documents et moments. Et si les outils que nous utilisons pouvaient réellement « retenir » advantage, non pas quelques pages, mais des trajectoires complètes ? Gemini, développé par Google, s’inscrit dans cette perspective. Avec une capacité de traitement pouvant atteindre 2 millions de tokens, il peut intégrer l’équivalent d’environ 1,5 million de mots. Cela peut inclure des notes cliniques, des évaluations, des vidéos, des entretiens et des articles scientifiques, simultanément. Pour les thérapeutes, cela fait écho à une réalité bien connue : notre travail repose rarement sur une information isolée, mais sur l’articulation de multiples éléments. Prenons l’exemple d’un enfant suivi sur plusieurs années. Différents professionnels interviennent, produisent des rapports et apportent des perspectives variées. Le clinicien navigue entre ces documents pour en construire une compréhension cohérente. Un tel système pourrait faciliter la centralisation de ces informations et mettre en évidence des régularités ou des zones d’ombre. Toutefois, cela ne signifie pas qu’il « comprend » l’enfant : il organise les données, sans en saisir le sens. En effet, en clinique, une accumulation de données ne garantit pas une compréhension plus fine. Le travail thérapeutique implique d’écouter, d’observer, de percevoir l’atmosphère relationnelle. Il s’agit de prêter attention à ce qui est exprimé, mais aussi à ce qui ne l’est pas. L’IA peut structurer l’information, mais elle ne fait pas l’expérience de la relation. Elle ne perçoit ni l’hésitation, ni la résistance, ni les variations de tonalité. Utilisé avec précaution, ce type d’outil peut néanmoins être utile. Il peut servir à comparer des rapports, à synthétiser des objectifs récurrents ou à identifier des incohérences. Il permet de préparer le travail clinique et de gagner du temps. Toutefois, l’interprétation, la décision et la responsabilité demeurent du ressort du clinicien. Cette rapidité peut également être séduisante. Lorsque les réponses sont immédiates, le risque est de s’y fier de manière excessive. Or, le raisonnement clinique nécessite du temps. Il se construit à travers le questionnement, la réflexion et l’acceptation de l’incertitude. Si l’IA accélère excessivement ce processus, elle peut en court-circuiter les étapes essentielles. Au-delà de la pratique, des enjeux éthiques se posent. Quelles données sont partagées ? Le consentement est-il respecté ? Les informations sont-elles protégées de manière adéquate ? Même si l’IA peut traiter davantage de données, la responsabilité de leur utilisation nous incombe. Dans le domaine de la recherche, cette capacité étendue peut faciliter l’analyse et l’organisation de volumes importants d’informations. Elle peut soutenir les revues de littérature et les premières phases d’analyse. Toutefois, elle ne se substitue ni à la rigueur méthodologique ni au raisonnement scientifique. Elle accompagne le processus sans en garantir la qualité. Ainsi, la question ne se limite pas à la capacité de l’IA à retenir davantage d’informations, mais à l’usage qui en est fait. Favorise-t-elle une pensée plus claire, ou tend-elle à se substituer à elle ? En définitive, l’essentiel est que la personne accompagnée ne soit jamais réduite à une donnée parmi d’autres, mais demeure au centre de l’attention clinique.

French

L’apprentissage clinique à l’ère de l’intelligence artificielle

Un thérapeute reçoit un jeune adulte lors d’une séance de thérapie. Le patient devient soudain silencieux, puis exprime un sentiment de débordement sans pouvoir en identifier la cause. Un long silence s’installe. Le thérapeute perçoit la tension, la reconnaît avec délicatesse et laisse au patient l’espace nécessaire pour s’exprimer sans pression. Ces moments sont au cœur de la formation clinique. Ils rappellent que devenir clinicien ne repose pas uniquement sur des connaissances, mais aussi sur la manière de répondre aux émotions humaines réelles. L’IA fait déjà partie de l’apprentissage clinique, bien que son intégration varie selon les contextes. Dans de nombreuses universités et programmes de formation, elle est désormais présente à la fois dans l’enseignement initial et dans la formation continue. Aujourd’hui, de nombreux outils sont accessibles aux cliniciens et aux étudiants dans leur apprentissage : simulateurs de conversation, assistants à la rédaction de notes, plateformes de revue de cas. Il ne s’agit pas d’une évolution à venir, mais d’une transformation déjà en cours de nos modalités d’apprentissage. Ces outils peuvent être utiles. Ils permettent aux étudiants de s’exercer à des échanges, de recevoir des retours rapides et de répéter les exercices autant que nécessaire. Pour les apprenants bénéficiant de la répétition ou d’un rythme flexible, cela peut rendre la formation plus accessible et personnalisée. Cependant, apprendre avec l’IA n’est pas équivalent à apprendre avec des personnes réelles. L’IA peut simuler une conversation, mais elle ne ressent pas les émotions et ne répond pas avec une présence authentique. En situation clinique réelle, les patients peuvent être silencieux, submergés, résistants ou imprécis. Ces moments requièrent plus que des techniques : ils nécessitent une capacité d’accordage. Cela vaut également pour la formation elle-même. Un formateur ou un superviseur ne se limite pas à transmettre des informations. Il perçoit lorsqu’un étudiant est en difficulté, désengagé ou en incompréhension partielle. Il ajuste son accompagnement en temps réel : en ralentissant, en questionnant, en soutenant, ou simplement en étant présent. L’IA ne peut détecter l’indisponibilité émotionnelle, l’anxiété ou la déconnexion. Cette sensibilité humaine constitue un élément central de la formation clinique. Par exemple, un étudiant s’exerçant à une conversation difficile avec l’IA peut acquérir des formulations utiles. Toutefois, en supervision directe, un formateur peut repérer une hésitation dans la voix de l’étudiant ou un inconfort dans l’abord d’un sujet sensible. Il peut alors suspendre l’échange, poser des questions réflexives et accompagner l’exploration des processus internes. Cet apprentissage dépasse la performance : il développe la conscience clinique. Il existe également un risque de dépendance excessive à l’IA. Si les étudiants s’y réfèrent systématiquement pour obtenir des réponses, ils peuvent ne pas développer pleinement leur raisonnement clinique. Un bon clinicien ne se limite pas à répondre : il questionne, réfléchit et tolère l’incertitude. L’IA peut produire des réponses rapides, mais elle ne remplace pas la pensée approfondie qui se construit par l’expérience et la réflexion guidée. Cela étant, l’IA peut soutenir l’apprentissage lorsqu’elle est utilisée avec discernement. Les étudiants peuvent s’exercer en amont de situations réelles, comparer les réponses générées par l’IA avec des modèles théoriques, puis en discuter en supervision. Dans cette perspective, l’IA devient un outil au service de la pensée critique, et non un substitut. Il est également essentiel de reconnaître que l’IA n’est pas neutre. Elle est entraînée à partir de vastes ensembles de données susceptibles d’inclure des biais. Par conséquent, elle peut ne pas refléter avec précision la diversité des expériences culturelles, linguistiques ou individuelles. En clinique, où la compréhension du contexte singulier de chaque patient est essentielle, cela constitue une limite majeure. La responsabilité demeure celle du clinicien. Même en présence de l’IA, les étudiants et les professionnels doivent être en mesure de justifier leurs décisions et de comprendre le raisonnement qui les sous-tend. L’IA doit soutenir l’apprentissage, sans se substituer au jugement professionnel. Pour les formateurs, cette évolution transforme les modalités de conception et de mise en œuvre de la formation. Les programmes s’adaptent, non seulement pour intégrer les outils d’IA, mais aussi pour enseigner leur utilisation de manière critique et éthique. Cela inclut la définition de limites, la protection de la confidentialité et l’accompagnement des étudiants dans la compréhension des forces et des limites de ces technologies. En définitive, l’IA peut soutenir la formation clinique, mais elle ne peut remplacer la relation humaine qui en constitue le cœur. En thérapie comme en formation, l’essentiel réside dans la présence, l’empathie et la capacité à percevoir ce qui se joue chez l’autre. Ces compétences ne sont pas uniquement techniques : elles relèvent de capacités relationnelles qui se développent au contact de l’expérience humaine réelle. À mesure que la formation évolue, l’enjeu n’est pas de savoir s’il faut utiliser l’IA, mais comment l’intégrer sans perdre ce qui fait la dimension profondément humaine du travail clinique.

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