Author name: Dr. Rania Kassir

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Comment l’IA pourrait rendre les téléphones plus accessibles aux personnes sourdes

Pour de nombreuses personnes sourdes, communiquer par téléphone avec des personnes entendantes peut être difficile. La saisie de texte peut prendre du temps, et l’anglais écrit n’est pas nécessairement leur langue première. Google DeepMind développe actuellement SL2T, un modèle d’intelligence artificielle capable de reconnaître la langue des signes américaine à l’aide de la caméra d’un téléphone, puis de traduire les signes en anglais écrit. Cette technologie pourrait faciliter la communication au quotidien dans de nombreuses situations, notamment lors de rendez-vous, dans le cadre de l’éducation, sur le lieu de travail, lors de déplacements, dans les commerces ou pour contacter les services publics. Les patients pourraient également l’utiliser de manière autonome dans leur vie quotidienne pour communiquer avec leur famille, leurs amis, leurs collègues, les services clients ou toute autre personne ne maîtrisant pas la langue des signes. Cela pourrait réduire leur dépendance à l’égard de leur entourage et leur donner davantage de contrôle sur leur mode de communication. Dans le domaine de la santé et de la thérapie, SL2T pourrait aider les patients à exprimer des besoins simples, à comprendre des informations, à poser des questions et à communiquer plus facilement avec les thérapeutes et les autres professionnels qui ne maîtrisent pas la langue des signes. L’outil pourrait également aider les personnes sourdes à communiquer avec leur entourage et avec les différents acteurs de la société, notamment leurs voisins, les employés des commerces, les enseignants, les employeurs, le personnel des transports et les agents des services publics. Cela pourrait favoriser une plus grande participation à la vie quotidienne et contribuer à réduire les obstacles liés à la communication. Toutefois, la traduction par l’IA doit être considérée comme une aide à la communication et non comme un remplacement des interprètes qualifiés. Les langues des signes possèdent leur propre grammaire, et le sens peut dépendre des mouvements des mains, des expressions faciales, de la posture, de la vitesse d’exécution et du contexte. Si le système ne tient pas compte de l’un de ces éléments, la traduction peut être inexacte. Les thérapeutes doivent donc utiliser cette technologie avec prudence. Elle peut convenir pour des messages courts, des questions simples, des informations relatives à un rendez-vous ou des échanges informels. En revanche, elle ne doit pas être utilisée seule pour établir un diagnostic, recueillir un consentement éclairé, évaluer un risque en santé mentale, assurer la protection d’une personne vulnérable ou prendre des décisions thérapeutiques importantes. Dans les situations complexes ou sensibles, la présence d’un interprète professionnel reste indispensable. Le système peut également rencontrer des difficultés face aux signes régionaux, aux gestes rapides, à l’épellation digitale, à un éclairage insuffisant ou à des angles de prise de vue difficiles. Une traduction peut sembler claire tout en étant erronée. Les professionnels doivent vérifier les informations importantes avec le patient et lui donner la possibilité de corriger le résultat. La participation de personnes sourdes à la conception et à l’évaluation de cette technologie est essentielle. Leur expérience peut aider les développeurs à mieux comprendre les besoins réels en matière de communication et à éviter de considérer la langue des signes comme un simple problème technique. Des recherches supplémentaires restent toutefois nécessaires dans différentes langues des signes, cultures, régions et structures de soins. La protection de la vie privée constitue une autre préoccupation. Les échanges en langue des signes peuvent contenir des informations personnelles, médicales ou émotionnelles. Les thérapeutes doivent expliquer le fonctionnement de l’outil, préciser si les enregistrements sont conservés et indiquer qui peut accéder aux données. Les patients doivent toujours être libres de choisir s’ils souhaitent ou non l’utiliser. L’IA peut améliorer l’accessibilité, mais la responsabilité professionnelle reste essentielle. Les thérapeutes doivent vérifier les informations, tenir compte des biais éventuels et éviter de supposer que le système est toujours fiable. Utilisé avec discernement, SL2T pourrait offrir aux personnes sourdes davantage d’autonomie et de possibilités de communication, tout en soutenant, et non en remplaçant, la compréhension humaine.

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La législation européenne sur l’IA : que signifie-t-elle réellement pour les thérapeutes ?

Depuis le 2 août 2026, de nombreux professionnels s’intéressent à l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle. Cet article introduit de nouvelles règles de transparence pour certains usages de tous les types d’intelligence artificielle, et pas uniquement de l’IA générative. Toutefois, ces règles ne signifient pas que les thérapeutes doivent informer leurs patients chaque fois qu’ils utilisent un outil d’IA. L’essentiel est de distinguer deux situations. La première concerne les cas où le patient communique directement avec un système d’IA. Par exemple, une clinique peut utiliser un chatbot pour répondre à des questions, aider les familles à trouver des informations ou organiser des rendez-vous. Dans ce cas, le patient doit normalement être informé qu’il interagit avec une intelligence artificielle et non avec un professionnel humain. Cette information doit être claire et facile à comprendre. La seconde concerne les cas où le thérapeute utilise l’IA en privé comme outil de travail. Il peut, par exemple, s’en servir pour améliorer la formulation d’un compte rendu, organiser des informations, trouver des idées de supports thérapeutiques ou structurer un document. Lorsque le patient ne communique pas directement avec l’IA, l’article 50 n’impose pas, de manière générale, de l’informer de chaque utilisation de l’outil. Cependant, l’utilisation de l’IA en arrière-plan ne dispense pas le thérapeute de ses responsabilités. L’IA peut commettre des erreurs, mal comprendre certaines informations ou produire des réponses convaincantes, mais incorrectes. Tout contenu généré par l’IA doit donc être lu attentivement, vérifié et adapté par le professionnel avant d’être utilisé. Il est également important de distinguer l’aide à la rédaction de la prise de décision clinique. Demander à l’IA d’améliorer la formulation d’une phrase est très différent de lui demander d’interpréter les résultats de tests, de suggérer un diagnostic ou de recommander un traitement. Dans le second cas, l’IA intervient davantage dans le processus de raisonnement clinique. Une prudence accrue est alors nécessaire, et elle ne doit jamais remplacer le jugement professionnel du thérapeute. Les décisions cliniques doivent s’appuyer sur la situation globale du patient, notamment son histoire, les résultats des évaluations, ses capacités de communication, son environnement, sa culture et ses besoins individuels. L’IA n’a pas toujours accès à l’ensemble de ce contexte. Elle peut contribuer à générer des pistes de réflexion, mais le thérapeute demeure responsable de déterminer ce qui est cliniquement approprié. Le règlement européen sur l’IA ne remplace pas non plus le Règlement général sur la protection des données, les règles de confidentialité ni les principes de déontologie professionnelle. Avant d’introduire des informations concernant un patient dans un outil d’IA, les professionnels doivent vérifier si ces données peuvent être partagées légalement et en toute sécurité. Les noms, les informations de santé, les résultats de tests, les comptes rendus cliniques et les éléments permettant d’identifier une personne ne doivent pas être saisis dans des outils d’IA accessibles au public sans garanties de protection appropriées. Pour les thérapeutes, la « maîtrise de l’IA » ne consiste pas simplement à apprendre à rédiger de bonnes requêtes. Elle implique de comprendre quand l’IA peut être utile, dans quelles situations elle ne doit pas être utilisée, comment vérifier ses réponses, comment protéger les données des patients et comment repérer d’éventuelles erreurs ou de possibles biais. Une règle simple peut être retenue : L’IA peut soutenir le travail clinique, mais elle ne peut remplacer l’expertise, la responsabilité ni la relation du thérapeute avec le patient. L’objectif n’est pas d’éviter tout outil d’IA, mais d’utiliser ces technologies avec prudence et transparence, de manière à protéger les patients et à préserver la qualité des soins. Référence Artificial Intelligence Act. (s. d.). Article 50 : Obligations de transparence pour les fournisseurs et les déployeurs de certains systèmes d’intelligence artificielle. Consulté le 25 août 2026, à l’adresse suivante :https://artificialintelligenceact.eu/fr/article/50/

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How AI Could Make Phones More Accessible for Deaf Users

For many Deaf people, communicating with hearing people by phone can be difficult. Typing may take time, and written English may not be their first language. Google DeepMind is developing SL2T, an artificial intelligence model that can recognise American Sign Language through a phone camera and translate it into written English. This technology could support everyday communication in many situations, including appointments, education, work, travel, shopping, and contact with public services. Patients may also be able to use it independently in their daily lives to communicate with family members, friends, colleagues, customer service workers, and other people who do not know sign language. This could reduce reliance on others and give Deaf users more control over how they communicate. In healthcare and therapy, SL2T may help patients describe simple needs, understand information, ask questions, and communicate more independently with therapists and other professionals who do not know sign language. It could also help Deaf people communicate with the wider community and society, including neighbours, shop workers, teachers, employers, transport staff, and public service providers. This may support greater participation in daily life and help reduce communication barriers. However, AI translation should be viewed as a communication aid, not a replacement for a qualified interpreter. Sign languages have their own grammar, and meaning can depend on hand movements, facial expressions, body position, speed, and context. If the system misses one of these elements, the translation may be inaccurate. Therapists should therefore use this technology cautiously. It may be suitable for short messages, basic questions, appointment information, or informal communication. It should not be used alone for diagnosis, informed consent, mental health risk assessment, safeguarding, or important treatment decisions. In complex or sensitive situations, a professional interpreter remains essential. The system may also have difficulty with regional signs, rapid signing, fingerspelling, poor lighting, or unusual camera angles. A translation may appear clear but still be wrong. Professionals should check important information with the patient and give them opportunities to correct the result. The involvement of Deaf people in developing and testing the technology is an important strength. Their experience can help developers understand real communication needs and avoid treating sign language as simply a technical problem. Further research is still needed across different sign languages, cultures, regions, and healthcare settings. Privacy is another concern. Signing may communicate personal, medical, or emotional information. Therapists should explain how the tool works, whether recordings are stored, and who can access the data. Patients should always be free to choose whether they want to use it. AI can improve accessibility, but professional responsibility remains essential. Therapists must verify the information, recognise possible bias, and avoid assuming that the system is always correct. Used carefully, SL2T may give Deaf users greater independence and more communication choices while supporting, not replacing, human understanding.

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The AI Act: What Does It Really Mean for Therapists?

Since August 2, 2026, many professionals have been discussing Article 50 of the European Union’s AI Act. This article introduces new transparency rules for certain uses of all types of artificial intelligence, not only generative AI. However, these rules do not mean that therapists must inform patients every time they use an AI tool. The most important point is to distinguish between two different situations. The first situation is when the patient communicates directly with an AI system. For example, a clinic may use a chatbot to answer questions, help families find information, or arrange appointments. In this case, the patient should normally be told that they are interacting with artificial intelligence rather than with a human professional. This information should be clear and easy to understand. The second situation is when the therapist uses AI privately as a work tool. For example, a therapist may use AI to improve the wording of a report, organize information, create ideas for therapy materials, or structure a document. When the patient does not communicate directly with the AI, Article 50 does not create a general obligation to tell the patient about every use of the tool. However, using AI in the background does not remove the therapist’s responsibility. AI can make mistakes, misunderstand information, or produce answers that sound convincing but are incorrect. Any text or suggestion created by AI must therefore be carefully read, checked, and adapted by the professional before it is used. It is also important to distinguish between writing support and clinical decision-making. Asking AI to improve the wording of a sentence is different from asking it to interpret test results, suggest a diagnosis, or recommend treatment. In the second case, AI becomes much more involved in clinical reasoning. This requires greater caution and should never replace the therapist’s own professional judgment. Clinical decisions must be based on the patient’s complete situation, including their history, test results, communication, environment, culture, and individual needs. AI does not always have access to this context. It may help generate ideas, but the therapist remains responsible for deciding what is clinically appropriate. The AI Act also does not replace the General Data Protection Regulation, confidentiality rules, or professional ethics. Before entering patient information into an AI tool, professionals should ask whether the data can legally and safely be shared. Names, health information, test scores, clinical reports, and identifiable details should not be entered into public AI tools without appropriate protection. For therapists, “AI literacy” does not simply mean learning how to write good prompts. It means understanding when AI may be useful, when it should not be used, how to check its answers, how to protect patient data, and how to recognize possible errors or bias. A simple rule can help: If the patient communicates directly with AI, transparency is needed. If the therapist uses AI in the background, careful supervision, data protection, and professional validation are essential. AI can support clinical work, but it cannot replace the therapist’s expertise, responsibility, or relationship with the patient. The goal is not to avoid every AI tool, but to use these technologies carefully, transparently, and in a way that protects patients and maintains the quality of professional care. References Artificial Intelligence Act. (n.d.). Article 50: Obligations de transparence pour les fournisseurs et les déployeurs de certains systèmes d’intelligence artificielle. Retrieved August 25, 2026, from https://artificialintelligenceact.eu/fr/article/50/

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Higgsfield.ai dans ChatGPT : un nouvel outil pour les thérapeutes

Higgsfield.ai est désormais disponible dans ChatGPT, permettant aux utilisateurs de créer des images et des vidéos sans passer d’une application à l’autre. Au cours d’une conversation, les utilisateurs peuvent concevoir des supports visuels, de courtes vidéos, des voix off et des sous-titres. Le système peut également se connecter à des modèles créatifs tels que Seedance, Seedream, GPT Image et Kling, ainsi qu’à des outils de narration, de sous-titrage et de création de vidéos sans apparition à l’écran. Pour les thérapeutes, cet outil peut être utile, car de nombreux patients comprennent plus facilement les informations lorsqu’elles sont présentées sous une forme visuelle. Par exemple, un thérapeute travaillant avec un enfant pourrait créer une courte histoire sur l’identification des émotions, le retour au calme ou la résolution d’une difficulté sociale. Avec un patient adulte, il pourrait créer une explication visuelle simple de l’anxiété, du stress, des troubles du sommeil ou des techniques de relaxation. Ces outils peuvent également accompagner les patients présentant des difficultés de communication, d’apprentissage, d’attention ou de mémoire. Une séquence visuelle peut illustrer les étapes d’une routine quotidienne. Une vidéo narrée peut expliquer une stratégie d’adaptation. Les sous-titres peuvent être utiles aux patients ayant des troubles de l’audition ou comprenant mieux les informations écrites que les consignes orales. Le support peut être adapté à l’âge du patient, à son niveau de langage, à sa culture et à ses objectifs thérapeutiques. Cependant, la qualité de la technologie ne garantit pas automatiquement l’utilité clinique du support. Une vidéo peut avoir une apparence professionnelle tout en contenant des informations confuses, inexactes ou culturellement inappropriées. Les thérapeutes doivent vérifier chaque image, vidéo, voix off et sous-titre avant de les partager avec un patient. Le support doit compléter la thérapie, et non remplacer les explications cliniques, le jugement professionnel ou la relation thérapeutique. Higgsfield.ai peut également aider les thérapeutes à préparer plus rapidement des supports de psychoéducation. Un thérapeute peut demander à ChatGPT de proposer un script simple, de créer une métaphore visuelle ou de concevoir une courte vidéo éducative. Cela peut être particulièrement utile pour préparer des supports destinés aux enfants, aux familles, aux groupes ou aux patients présentant des besoins d’apprentissage différents. Les thérapeutes doivent néanmoins utiliser ces outils comme des assistants, et non comme des décideurs autonomes. La confidentialité constitue l’une des préoccupations les plus importantes. Les thérapeutes ne doivent pas saisir dans ces systèmes les noms de patients, les notes cliniques, les photographies identifiables, les enregistrements vocaux ou les informations personnelles confidentielles, sauf si le service a été approuvé par leur organisation et respecte les exigences applicables en matière de protection des données. Lorsque cela est possible, ils doivent utiliser des exemples généraux et des personnages fictifs plutôt que des informations provenant de patients réels. Il est également important d’informer les patients lorsqu’un support a été créé avec l’aide de l’IA. Cette transparence favorise une relation honnête et aide les patients à comprendre qu’il s’agit d’un support numérique, et non d’un avis clinique rédigé par un professionnel. Les thérapeutes restent responsables de la vérification de l’exactitude, de la sécurité et de la pertinence de tout contenu utilisé. L’IA ne peut assumer la responsabilité d’un diagnostic, d’une décision thérapeutique, du consentement éclairé ou d’un éventuel préjudice. Dans l’ensemble, Higgsfield.ai intégré à ChatGPT pourrait faciliter la création de supports accessibles et attrayants pour les thérapeutes. Sa principale valeur ne réside pas uniquement dans la production de vidéos ou d’images esthétiques, mais dans sa capacité à aider les thérapeutes à expliquer les concepts de manière qui permet aux patients de les voir, les entendre et les comprendre. Utilisé avec discernement, transparence et une attention rigoureuse portée à la confidentialité, cet outil peut devenir un complément utile à la pratique clinique, sans se substituer à l’expertise professionnelle.

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