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Tavus.io : le développement de la vidéo “AI Human” et ses implications pour la thérapie, l’éducation et l’interaction des patients

La vidéo générée par IA a évolué rapidement, mais Tavus.io représente l’un des bonds les plus significatifs non seulement pour le marketing ou la création de contenu, mais aussi pour les pratiques centrées sur l’humain. Tavus combine vidéo générative et IA conversationnelle, permettant de créer des « AI Humans » hyperréalistes qui ressemblent à une vraie personne, parlent et répondent en temps réel. Pour celles et ceux qui travaillent en thérapie, en rééducation, en éducation spécialisée ou en recherche en santé, cette technologie ouvre des perspectives fascinantes en matière de lien, de continuité et de soutien. Tavus permet à quiconque de créer une version numérique de soi à partir d’un court enregistrement vidéo. Grâce à une synthèse vidéo avancée, à la réplication de la voix et à un moteur conversationnel en temps réel, l’AI Human peut ensuite délivrer des informations personnalisées, répondre aux questions et maintenir un dialogue naturel en aller‑retour. Ce qui distingue Tavus, c’est le caractère convaincant de ces interactions le mouvement des lèvres, le timbre, les micro‑expressions, les pauses et même la chaleur relationnelle sont remarquablement bien reproduits. Ce n’est pas un avatar scripté lisant un texte : c’est un système dynamique et adaptatif capable de soutenir une conversation. L’un des aspects les plus convaincants de Tavus est sa présence émotionnelle. De nombreux outils d’IA peuvent générer du texte ou de la voix, mais Tavus ajoute la couche visuelle et relationnelle sur laquelle s’appuient souvent les thérapeutes et les enseignants. Pour un enfant ayant des difficultés d’attention, par exemple, voir un visage familier expliquer une tâche peut être plus interactif que de simples consignes audio. Pour des familles qui ont besoin d’une psychoéducation cohérente, l’AI Human d’un thérapeute peut les accompagner pas à pas entre les séances routines, exercices à domicile, stratégies comportementales. La technologie ne remplace pas l’interaction thérapeutique réelle mais elle peut en étendre le sentiment de continuité et personnaliser le soutien au‑delà de l’heure programmée. La plateforme se situe aussi à l’intersection de l’accessibilité et de la mise à l’échelle. Beaucoup de cliniciens peinent à produire des ressources individualisées, à enregistrer des vidéos pédagogiques ou à maintenir un suivi régulier. Avec Tavus, une réplique numérique peut générer des rappels ciblés, expliquer les étapes d’un protocole thérapeutique ou proposer des modèles d’apprentissage sans exiger de nouvelles prises à chaque fois. Pour les enseignants en éducation spécialisée, cela peut signifier des consignes visuelles personnalisées pour des élèves qui ont besoin de répétition et de prévisibilité. Pour les chercheurs, Tavus ouvre la voie à des passations vidéo standardisées mais naturalistes dans des études cognitives ou comportementales, améliorant la cohérence entre participants. Ces nouvelles capacités exigent néanmoins une réflexion attentive. Cloner le visage et la voix d’un clinicien soulève des questions éthiques de consentement, d’identité et de frontières professionnelles. Les chercheurs et cliniciens doivent être transparents quant à l’usage de leur AI Human, aux publics qui interagiront avec lui et aux données collectées. Des enjeux relationnels se posent aussi : si un patient s’attache à l’avatar d’un thérapeute, quel impact sur l’alliance thérapeutique ? Comment prévenir toute confusion entre un clinicien humain et sa représentation numérique ? Le réalisme émotionnel qui fait la force de Tavus est aussi celui qui impose des garde‑fous réfléchis. Sur le plan de la recherche, l’API conversationnelle en temps réel de Tavus est particulièrement remarquable. Les développeurs peuvent entraîner l’AI Human sur des corpus spécifiques principes thérapeutiques, contenus éducatifs, référentiels institutionnels et l’intégrer à des applications ou plateformes web. Cela pourrait déboucher sur de nouvelles modalités d’interventions auto‑guidées, d’identification précoce des besoins ou de pratique conversationnelle structurée pour des personnes présentant des difficultés de communication sociale. La capacité à diffuser un accompagnement vidéo personnalisé à grande echelle, auprès de milliers d’apprenants ou de patients, est sans précédent. Le potentiel de Tavus ne se limite toutefois pas à la transmission d’informations : il réside aussi dans le renforcement de la présence humaine derrière le message. Le système capture la familiarité du visage, de la voix et du style relationnel d’un clinician, chose que les IA textuelles ne peuvent pas offrir. Utilisé de manière responsable, cela peut renforcer l’interaction, améliorer l’adhésion aux programmes de soins et soutenir les personnes qui bénéficient de sollicitations visuelles fréquentes ou de signaux de réassurance. Tavus n’est pas un substitut à la thérapie. C’est une nouvelle modalité de communication qui associe présence humaine et scalabilité de l’IA. Pour de nombreux cliniciens et éducateurs, la question n’est plus « Est‑ce que cela arrive ? » mais « Comment bien l’utiliser ? » À mesure que la vidéo IA évolue, Tavus offre un aperçu d’un futur où les outils numériques paraissent moins mécaniques et plus relationnels, donnant aux professionnels de nouvelles façons d’étendre le soin, de renforcer les apprentissages et de combler les écarts en dehors de la salle de consultation. Lectures recommandées

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ChatGPT 5.1 : l’IA la plus « humaine » à ce jour et ce que cela implique pour notre travail en thérapie, éducation et recherche

Si vous utilisez ChatGPT depuis un moment, vous avez peut‑être remarqué quelque chose ce mois‑ci : il semble soudain différent. Plus chaleureux. Plus précis. Un peu plus… humain. Ce n’est pas un hasard. Le 12 novembre 2025, OpenAI a officiellement déployé ChatGPT 5.1, et cette mise à jour marque discrètement l’un des plus grands tournants dans notre manière de travailler avec l’IA en contextes clinique, éducatif et de recherche. J’ai passé la semaine dernière à l’expérimenter pour la planification de thérapie, l’analyse académique et la conception de contenus. Ce qui m’a frappé n’est pas seulement l’amélioration de la precision, c’est la façon dont l’IA « tient » désormais la conversation. On a moins l’impression d’interroger une machine que de collaborer avec un collègue compétent, qui ajuste son ton et sa profondeur selon le besoin. Ce n’est pas du battage, c’est de l’architecture. Et cela vaut la peine de comprendre ce qui a changé, car ces changements comptent réellement pour la pratique. Une nouvelle forme d’IA : adaptative, expressive et étonnamment humaine La mise à jour GPT‑5.1 introduit deux comportements de modèle qui changent concrètement son utilité : Contrôle du ton : la fonctionnalité qui change tout GPT‑5.1 introduit huit présélections de « personnalité » (Professionnel, Amical, Franc, Décalé, Geek, Cynique, Efficace et Par défaut), ainsi que des curseurs expérimentaux pour régler : Pour les cliniciens et les chercheurs, cela permet d’adapter la sortie de l’IA à l’objectif :un script de psychoéducation pour une réunion avec des parents n’exige pas la même « voix » qu’une synthèse de recherche ou qu’un compte rendu thérapeutique.Ce niveau de contrôle est peut‑être l’un des pas les plus importants vers une IA réellement utilisable dans des domaines sensibles et centrés sur l’humain. Où GPT‑5.1 change concrètement la pratique Après l’avoir testé dans plusieurs contextes, trois évolutions se dégagent : Rien n’est parfait et c’est essentiel de le dire. Avec un langage plus expressif, ChatGPT 5.1 a parfois tendance à la sur‑explicitation. Les réponses peuvent être trop soignées ou trop longues. Cela peut paraître anodin, mais en contexte thérapeutique ou médical, l’excès de verbosité peut diluer la précision. Il y a aussi une réalité éthique plus vaste :plus ces modèles paraissent humains, plus il est facile d’oublier qu’ils ne le sont pas.GPT‑5.1 peut paraître empathique, mais il n’éprouve pas d’empathie.Il peut sembler réfléchi, mais il ne comprend pas véritablement.Il peut très bien rédiger des notes cliniques, mais il ne remplace pas le jugement.En d’autres termes : GPT‑5.1 est un partenaire puissant, tant que l’humain reste aux commandes. Et maintenant ? Ce que je trouve le plus encourageant, c’est que GPT‑5.1 donne l’impression d’un modèle pensé pour les professionnels. Il respecte le ton. Il respecte la nuance. Il comprend que toutes les tâches ne se valent pas, certaines exigent de la vitesse, d’autres de la profondeur. Pour celles et ceux qui travaillent en thérapie, éducation, psychologie, neurosciences et recherche, cette mise à jour apporte quelque chose dont nous avions besoin depuis longtemps :un outil capable de nous rejoindre là où nous en sommes, de s’adapter à ce dont nous avons besoin, et d’amplifier, sans remplacer, notre expertise.ChatGPT 5.1 ne rend pas seulement l’IA plus puissante.Il la rend plus utilisable.Et c’est un tournant. Sources

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L’IA lit-elle nos pensées ? Les interfaces cerveau-ordinateur qui bouleversent la thérapie

Et si l’intelligence artificielle pouvait « lire » vos pensées, non pour vous espionner, mais pour soigner votre cerveau ? Cela ressemble à de la science‑fiction, pourtant la recherche émergente sur les interfaces cerveau–ordinateur (ICO) dopées à l’IA redéfinit rapidement les possibles pour les personnes vivant avec une paralysie, une perte de la parole ou un traumatisme sévère. Pour les professionnels de la thérapie, de l’éducation spécialisée et des neurosciences, ce n’est pas une simple curiosité technologique, c’est un basculement majeur dans notre façon d’aborder l’intervention, l’autonomie et la récupération. Décoder le cerveau : comment fonctionnent les ICO et l’IA Au cœur du dispositif, les ICO traduisent l’activité neuronale en commandes numériques. Historiquement, ces systèmes captaient des signaux (via EEG, électrodes implantées ou capteurs mini‑invasifs) correspondant à l’intention de l’utilisateur, déplacer un curseur, sélectionner une lettre. Le saut qualitatif vient aujourd’hui de l’IA. Des modèles avancés d’apprentissage automatique et de réseaux de neurones profonds savent décoder des motifs cérébraux subtils, s’ajuster en temps réel et même prédire des états comme des variations d’humeur ou des épisodes épileptiques. Par exemple, un homme atteint de paralysie partielle a utilisé un système hybride ICO ‑IA non invasif pour contrôler un bras robotisé et accomplir des tâches sur écran quatre fois plus efficacement qu’avec l’appareil seul. Ce n’est pas de l’automatisation, c’est une collaboration. L’IA décode le signal, mais l’intention reste humaine. Pour le praticien, il s’agit de penser la ICO non comme un « dispositif livré au patient », mais comme une extension de l’interface thérapeutique, entrée neuronale, sortie porteuse de sens, et une boucle de rétroaction qui relie cerveau à dispositif, dispositif à action, et action à signification. Percées 2024–2025 : de la paralysie à la restauration Des récits récents illustrent l’accélération. Un article de 2025 a rapporté le cas d’un homme paralysé contrôlant un bras robotisé par la pensée grâce à une ICO renforcée par l’IA. Autre jalon majeur : le système BrainSense de stimulation cérébrale profonde adaptative de Medtronic (une thérapie « en boucle fermée » guidée par ICO pour la maladie de Parkinson) a été classé parmi les « meilleures inventions de 2025 » par TIME après plus de 1 000 patients traités. Ces exemples ne parlent pas seulement de technologie ; ils parlent de thérapie délivrée au niveau du cerveau. Les neuro rehabilateurs impliqués dans la récupération motrice pourraient bientôt accompagner des clients dont le parcours de soins inclut des éléments d’interface neurale : des dispositifs qui décodent l’intention, guident le mouvement ou traduisent la pensée en parole. Pour beaucoup, la promesse d’une autonomie retrouvée, saisir des messages, piloter des aides techniques, voire marcher, devient tangible. Enjeux éthiques et pratiques pour la clinique Malgré l’enthousiasme, le passage de la nouveauté au courant dominant s’accompagne d’une grande responsabilité. Les données issues des interfaces neurales sont d’une intimité extrême : penser, intentionner, peut‑être même ressentir. Le décodage de la parole intérieure soulève des questions de confidentialité. Une étude récente avec implant a pu interpréter le « monologue intérieur » d’un utilisateur avec une précision allant jusqu’à 74 %. En tant que cliniciens ou éducateurs, demandons‑nous : comment préserver dignité, autonomie et consentement lorsque le canal même de la pensée entre dans la thérapie ? L’accessibilité pose également question. Ces technologies sont hautement spécialisées, parfois invasives et coûteuses. Mal intégrées, elles peuvent créer un système à deux vitesses où seuls certains bénéficient. Des commentaires de recherche en 2025 rappellent que, malgré les progrès spectaculaires, nombre de dispositifs exigent encore des recalibrations fréquentes et restent confinés aux laboratoires. Sur le plan pratique, nous entrons dans l’ère de la thérapie hybride, où dispositifs neuraux, analyses par IA et expertise relationnelle humaine convergent. Notre rôle s’élargit : interprètes des données neuronales, garants éthiques de l’usage des dispositifs, et guides de clients dont l’expérience thérapeutique est médiée par la machine. L’alliance thérapeutique ne disparaît pas, elle se renforce. Trois évolutions clés pour les thérapeutes, les enseignants spécialisés et les chercheurs En somme, l’avenir de la réadaptation et de l’intervention combinera pensée, dispositif et context, avec l’humain au centre, et l’IA/les ICO comme alliés puissants. Bien que la neurotechnologie grand public ne soit peut‑être qu’à quelques années, la trajectoire est claire. Bientôt, nous pourrions concevoir des plans de thérapie intégrant la mesure de l’intention neurale, des dispositifs adaptatifs sensibles aux états cérébraux, et des systèmes d’accompagnement à domicile. D’ici là, rester informé, curieux et fermement ancré dans l’éthique est essentiel. Lorsque le canal du changement est le cerveau lui‑même, notre pratique doit gagner en profondeur à la même mesure. Lectures suggérées

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Éthique de l’IA en santé construire la confiance à l’ère de la thérapie intelligente

L’intelligence artificielle s’est désormais tissée au cœur du système de santé moderne. De l’imagerie diagnostique à l’orthophonie, l’IA touche aujourd’hui presque chaque facette de la pratique. Mais plus la technologie gagne en puissance, plus le besoin de repères éthiques clairs s’impose. Des rapports internationaux et des déclarations de consensus récents laissent penser que 2025 pourrait rester comme l’année où le monde s’est enfin accordé sur ce que doit être une « IA éthique en santé ». Dans tous les pays et disciplines, régulateurs et chercheurs convergent vers des principes similaires: transparence, responsabilité, équité et, surtout, supervision humaine. Le Conseil Indien de la Recherche Médicale (ICMR) a publié récemment ses Lignes directrices éthiques pour l’application de l’intelligence artificielle en recherche biomédicale et en santé, un document de référence qui précise les responsabilités des professionnels utilisant l’IA en contexte de santé. Ces directives exigent des procédures de consentement explicites, une communication claire sur l’usage de l’IA, et une gouvernance solide de la protection des données. Parallèlement, l’Association Médicale Mondiale (AMM/WMA) a diffusé un document de synthèse sur les aspects éthiques, juridiques et réglementaires de l’IA en santé une feuille de route qui appelle les professionnels du soin et de la rééducation à protéger l’autonomie et à garantir le caractère non négociable du « human-in-the-loop », la présence humaine dans la boucle décisionnelle. Ce positionnement fait écho au cadre FUTURE-AI, publié dans The BMJ (British Medical Journal), qui identifie sept piliers d’une IA digne de confiance: équité, transparence, centrage humain, robustesse, explicabilité, responsabilité et durabilité. Pour les thérapeutes, les éducateurs et les chercheurs cliniques, ces cadres ne sont pas de simples politiques abstraites ce sont des garde-fous opérationnels. À mesure que l’IA s’intègre aux systèmes cliniques, les thérapeutes peuvent s’appuyer sur des recommandations algorithmiques pour orienter les interventions, anticiper les résultats ou adapter les supports. Pourtant, une IA éthique exige que les professionnels demeurent des penseurs critiques, non des utilisateurs passifs. Un modèle de langage peut proposer une stratégie thérapeutique ou générer une note d’évolution, mais il ne saisit pas les subtilités émotionnelles, les dilemmes éthiques ni les nuances contextuelles qui fondent la relation de soin. Les implications pour la pratique sont majeures. Lorsqu’ils intègrent des outils d’IA, qu’il s’agisse d’une application d’analyse du langage, d’un système d’apprentissage adaptatif ou d’un agent conversationnel en santé mentale, les professionnels doivent examiner la gestion des données par ces outils, les hypothèses qui orientent leurs algorithmes, et vérifier que les clients comprennent pleinement le rôle de l’IA dans leur prise en charge. Le consentement éclairé devient alors un processus continu, pas une case à cocher une fois pour toutes. Une IA éthique suppose aussi une vigilance constante face aux biais. De nombreux jeux de données qui entraînent les systèmes d’IA sous‑représentent les personnes neurodivergentes, les locuteurs de langues minoritaires ou les populations à faibles ressources. Lorsque le biais est dans les données, il se retrouve dans les résultats avec le risque d’amplifier les inégalités au lieu de les réduire. Les lignes directrices internationales actuelles invitent les praticiens à défendre l’inclusivité dès la conception des IA, en favorisant la collaboration entre cliniciens, technologues et communautés de patients. Au fond, la question n’est pas de savoir si l’IA doit faire partie du système de santé, elle en fait déjà partie, mais comment s’assurer qu’elle serve l’humain sans le desservir. L’avenir de la thérapie et de la réadaptation sera probablement hybride: un jugement clinique éclairé, amplifié par l’intelligence machine. Mais la boussole éthique doit toujours pointer vers l’empathie, le consentement et l’équité. Les professionnels qui s’approprient tôt ces cadres éthiques se positionnent comme des acteurs de référence de l’innovation responsable. Les lire et les mettre en perspective n’est pas qu’une question de conformité réglementaire, c’est l’éthique professionnelle en action. Pour aller plus loin

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Vision OpenAI 2028 : l’essor des chercheurs IA entièrement autonomes

Le rythme des avancées en intelligence artificielle est vertigineux, mais la dernière annonce d’OpenAI marque un tournant susceptible de redéfinir la découverte scientifique elle‑même. D’ici 2028, l’entreprise vise à développer des chercheurs IA entièrement autonomes, des systèmes capables de concevoir, d’exécuter et d’affiner de bout en bout des études scientifiques sans intervention humaine. Il ne s’agit pas d’une simple évolution des outils existants ; c’est un changement fondamental dans la façon dont la connaissance est produite. Il promet d’accélérer les percées dans des domaines allant des neurosciences à l’éducation, tout en nous obligeant à affronter des questions profondes sur la nature de la recherche, l’attribution des travaux et l’expertise humaine. Les implications pour les scientifiques, cliniciens et éducateurs sont immenses. Imaginez une IA qui ne se contente pas d’aider à l’analyse des données, mais qui conçoit activement des expériences à partir des lacunes de la littérature, ajuste les méthodologies en temps réel à mesure que de nouvelles preuves émergent, et publie des résultats qui font progresser des disciplines entières. Pour les chercheurs submergés par l’océan grandissant des publications, cela pourrait signifier déceler des motifs pertinents en quelques jours plutôt qu’en quelques années. Les thérapeutes pourraient accéder à des stratégies d’intervention personnalisées dérivées de millions d’études de cas, tandis que les enseignants spécialisés recevraient des approches pédagogiques générées par IA, adaptées aux profils d’apprentissage individuels. Mais ces possibilités soulèvent des questions urgentes : comment s’assurer que ces systèmes servent les besoins humains plutôt que des intérêts commerciaux ? Que se passe‑t‑il lorsque l’IA fait des découvertes que nous ne pouvons pas entièrement expliquer ? Et comment maintenir des standards éthiques quand le « chercheur » est un algorithme ? La feuille de route d’OpenAI vers cet avenir se déploie par étapes, avec un premier jalon majeur en 2026. D’ici là, l’entreprise prévoit des systèmes d’IA fonctionnant comme des « stagiaires » de recherche, des outils assez sophistiqués pour synthétiser la littérature existante, proposer des hypothèses testables et même rédiger des protocoles expérimentaux avec une supervision humaine minimale. Cette étape intermédiaire est cruciale : elle permet à la communauté scientifique de s’adapter à la collaboration avec l’IA avant que l’autonomie complète ne devienne réalité. La transition exigera plus qu’un progrès technologique ; elle demande un changement culturel dans la manière de concevoir la recherche. Les processus d’évaluation par les pairs devront évoluer pour accueillir des études générées par IA. Les agences de financement pourraient prioriser les projets qui exploitent efficacement ces outils. Et, surtout, les chercheurs devront développer de nouvelles compétences, non seulement utiliser l’IA, mais évaluer de manière critique ses sorties, en comprendre les limites et s’assurer que ses applications restent alignées sur des principes éthiques. Les bénéfices potentiels sont indéniables. En psychologie, une IA autonome pourrait analyser des décennies de données sur les résultats thérapeutiques pour identifier quelles interventions fonctionnent le mieux pour des profils démographiques précis, menant à des traitements plus efficaces. En éducation spécialisée, elle pourrait concevoir et tester des stratégies d’apprentissage personnalisées pour des élèves aux profils cognitifs uniques, offrant aux enseignants des approches fondées sur des preuves jusque‑là indisponibles. Même en science fondamentale, l’IA pourrait accélérer le rythme des découvertes en menant des milliers d’expériences virtuelles pendant qu’un laboratoire humain n’en mène qu’une. Mais ces avantages s’accompagnent de risques importants. Sans une supervision attentive, les systèmes d’IA pourraient perpétuer les biais présents dans les données, négliger des facteurs humains subtils qui échappent aux schémas statistiques, ou produire des résultats en apparence valides mais sans applicabilité réelle. Le défi ne consiste donc pas seulement à construire ces systems, mais à les construire de manière responsable. À l’orée de cette nouvelle ère, la communauté scientifique fait face à un choix crucial. Nous pouvons aborder cette transition de manière réactive, en traitant les problèmes au fil de l’eau, ou adopter une posture proactive, en établissant dès maintenant des lignes directrices, des cadres éthiques et des processus de validation. Cette seconde voie exige une collaboration interdisciplinaire des informaticiens avec des éthiciens, des cliniciens avec des développeurs d’IA, et des éducateurs pour façonner l’intégration de ces outils dans la pratique. Elle suppose aussi un engagement du public, car les implications dépassent largement le monde académique. Lorsque l’IA commencera à produire des découvertes qui touchent la santé, l’éducation et les politiques publiques, qui décidera de l’usage de ces résultats ? Les réponses à ces questions détermineront si ce saut technologique nous donne du pouvoir ou nous laisse à la traîne face à des machines qui dépassent notre compréhension. Au fond, l’ascension des chercheurs IA autonomes ne concerne pas seulement une science plus rapide elle redéfinit ce que signifie « faire de la recherche » à une époque où les intelligences humaine et machine s’entremêlent. L’objectif ne devrait pas être de remplacer les chercheurs humains, mais de créer une synergie où l’IA prend en charge la lourde charge des données et du calcul, tandis que les humains apportent créativité, jugement éthique et sens du réel. Si nous négocions cette transition avec discernement, nous pourrions ouvrir une nouvelle ère d’or de la découverte où les questions les plus pressantes en psychologie, en éducation et en médecine trouvent des réponses à un rythme inédit. Mais si nous échouons à nous y préparer, nous risquons de créer un système où la quête de connaissance dépasse notre capacité à l’utiliser avec sagesse. L’horloge tourne : 2028 est plus proche qu’il n’y paraît, et le moment de façonner cet avenir, c’est maintenant.

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Jalons 2026 : des « stagiaires » IA et le nouveau visage de la collaboration scientifique

La communauté scientifique se tient au seuil d’un tournant majeur. D’ici septembre 2026, OpenAI prévoit d’introduire des systèmes d’IA capables d’agir comme des stagiaires de recherche, des outils qui vont au‑delà de la simple analyse de données pour assister activement la synthèse de la littérature, la génération d’hypothèses et la conception expérimentale. Ce développement n’est pas qu’une mise à niveau technologique ; c’est la première étape vers un futur où l’intelligence artificielle devient un partenaire à part entière du processus de recherche. Pour les psychologues, neuroscientifiques et éducateurs, cette évolution pourrait signifier des insights plus rapides, des études plus efficaces et des opportunités de découvertes inédites, mais elle exige aussi de repenser en profondeur notre manière de conduire, de valider et d’appliquer le savoir scientifique. L’idée d’un stagiaire de recherche IA peut paraître abstraite, mais ses applications pratiques sont à la fois immédiates et profondes. Prenez l’exemple d’un·e psychologue clinicien·ne qui étudie de nouvelles thérapies pour les troubles anxieux. Aujourd’hui, le processus commence par des mois de revue de littérature, à passer au crible des centaines d’études pour repérer les lacunes et les pistes. Un·e stagiaire IA pourrait accomplir cela en quelques heures, non seulement en résumant la recherche existante, mais aussi en mettant en lumière des connexions inexplorées par exemple en remarquant que certains groupes démographiques répondent différemment aux interventions basées sur la pleine conscience, ou que les thérapies combinées sont prometteuses dans des populations peu étudiées. À partir de là, l’IA pourrait proposer des hypothèses précises (« Ajouter un module de compétences sociales améliorerait‑il les résultats chez les adolescents présentant anxiété et autisme comorbides ? ») et même esquisser des plans d’étude préliminaires, avec calculs de taille d’échantillon et considérations méthodologiques. Pour des chercheurs habitués au rythme lent et laborieux du monde académique, ce niveau de soutien pourrait accélérer spectaculairement la découverte, en leur permettant de se concentrer sur les dimensions créatives et interprétatives plutôt que sur les tâches mécaniques. Pourtant, l’arrivée des stagiaires IA ne relève pas seulement de l’efficacité, elle transforme la nature même de la collaboration en recherche. Le travail scientifique traditionnel s’appuie sur l’intuition humaine, les connexions fortuites et une expertise de terrain profonde, des qualités qui manquent encore à l’IA. L’usage le plus efficace de ces outils émergera sans doute d’une approche hybride, où l’IA prend en charge les tâches répétitives et intensives en données, tandis que les chercheurs humains apportent compréhension contextuelle, supervision éthique et résolution créative de problèmes. Par exemple, une IA peut identifier une corrélation statistique entre le temps d’écran précoce et des difficultés d’attention ultérieures ; mais il faudra un·e psychologue du développement pour interpréter s’il s’agit d’un lien causal, de variables confondantes ou de biais culturels dans les données. De même, en recherche en éducation spécialisée, une IA pourrait analyser d’immenses jeux de données sur les interventions en lecture, mais un·e enseignant·e expérimenté·e devra juger comment appliquer ces résultats à des élèves particuliers aux besoins complexes et multiformes. L’intégration de stagiaires IA soulève aussi des questions éthiques et pratiques cruciales que la communauté scientifique doit aborder de façon proactive. L’une des préoccupations majeures est la validation. Comment s’assurer que les hypothèses générées par l’IA sont rigoureuses et reproductibles, plutôt que des artefacts de données défaillantes ou de biais algorithmiques ? Les processus d’évaluation par les pairs devront peut‑être s’adapter, en intégrant la littératie en IA comme exigence standard pour les évaluateurs. Les agences de financement pourraient élaborer de nouveaux critères pour la recherche assistée par IA, afin de garantir un usage responsable de ces outils. Et les revues auront à relever le défi de l’attribution et de la transparence, faut‑il créditer les systèmes d’IA comme contributeurs ? Si oui, comment distinguer l’apport dirigé par l’humain de celui guidé par l’IA ? Autre considération majeure : l’équité. Les stagiaires IA pourraient démocratiser la recherche en offrant à de petits laboratoires et à des institutions sous‑financées un accès à des capacités analytiques puissantes ; mais ils pourraient aussi creuser les inégalités si seuls les groupes bien dotés peuvent s’offrir les systèmes les plus avancés. OpenAI et d’autres organisations similaires ont la responsabilité de prioriser l’accessibilité, par exemple via des modèles open source ou un accès subventionné pour les chercheurs académiques. Par ailleurs, il existe un risque que des systèmes entraînés principalement sur des données issues de populations occidentales, éduquées et industrialisées négligent ou déforment d’autres groupes, renforçant des biais dans la littérature scientifique. Y répondre suppose des jeux de données d’entraînement diversifiés et des équipes de développement inclusives, conscientes des limites des modèles actuels. L’impact le plus profond des stagiaires IA touchera sans doute la prochaine génération de scientifiques. Les doctorant·e·s et jeunes chercheurs pourraient évoluer dans un environnement de formation radicalement différent, où des compétences traditionnelles comme les revues de littérature manuelles deviendront moins essentielles, tandis que la littératie en IA, l’ingénierie de prompts et l’évaluation critique des résultats générés par machine gagneront en importance. Les cursus académiques devront évoluer, en apprenant aux étudiant·e·s non seulement à utiliser ces outils, mais à penser avec eux, quand faire confiance à leurs sorties, quand les questionner, et comment les intégrer dans un processus de recherche centré sur l’humain. Ce changement pourrait aussi remodeler le mentorat : les chercheurs seniors guideront les juniors non seulement sur la conception expérimentale, mais sur la navigation des défis éthiques et pratiques de la collaboration homme‑IA. À l’approche du jalon 2026, la communauté scientifique aurait tout intérêt à se préparer plutôt qu’à réagir. Les chercheurs peuvent commencer à expérimenter les outils d’IA actuels, comme des plateformes de synthèse de littérature telles qu’Elicit ou des assistants d’analyse de données comme IBM Watson, afin d’en comprendre les forces et les limites. Les institutions devraient élaborer des lignes directrices pour la recherche assistée par IA, en traitant les questions d’attribution, de validation et d’atténuation des biais. Et surtout, il faut encourager le dialogue interdisciplinaire, en réunissant informaticiens, éthiciens, experts métier et décideurs publics pour que ces outils soient conçus et déployés de manière responsable. L’arrivée des stagiaires de

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Cliquez moins, pensez plus : comment Atlas change la journée

ChatGPT Atlas est le genre de mise à niveau dont on mesure la valeur après une seule journée de travail. Au lieu de jongler entre un onglet ChatGPT séparé, une douzaine de pages de recherche et cet e‑mail à moitié rédigé, Atlas intègre l’assistant directement dans le navigateur pour que vous puissiez lire, demander, rédiger et même déléguer des étapes sans perdre votre concentration. OpenAI l’a présenté le 21 octobre 2025 comme un navigateur macOS disponible dans le monde entier pour les utilisateurs Free, Plus, Pro et Go, avec un mode Agent en préversion pour Plus, Pro et Business et des options activables par les administrateurs pour Enterprise et Edu. Les versions Windows, iOS et Android arrivent, mais l’histoire commence ici : un navigateur qui comprend la page sur laquelle vous êtes et peut vous aider à agir dessus. Si vous avez déjà copié un paragraphe dans ChatGPT juste pour obtenir une explication plus simple, vous allez apprécier la barre latérale Ask ChatGPT. Elle s’affiche à côté de ce que vous consultez, de sorte que vous pouvez surligner un passage et demander une explication, un résumé pour les familles ou un brouillon rapide à coller dans vos notes sans quitter la page. Vous pouvez taper ou parler, et la conversation reste ancrée à la page visible. Pour l’écriture, Atlas ajoute un curseur « Edit with ChatGPT » directement dans les champs de texte du web : sélectionnez du texte, invoquez le curseur et demandez une révision ou dictez un nouveau contenu sur place. On a moins l’impression de consulter un outil que d’avoir un collègue serviable en marge. Là où les choses deviennent intéressantes, c’est le mode Agent. Lorsque vous l’activez, ChatGPT peut agir au sein de votre session de navigation actuelle : ouvrir des onglets, se déplacer, cliquer et exécuter des enchaînements multi‑étapes que vous décrivez. Vous planifiez un atelier ? Demandez‑lui de rassembler des options de lieux correspondant à votre liste de contrôle d’accessibilité, de comparer les prix et les politiques, puis de rédiger un court e‑mail aux deux meilleurs. Vous gérez des tâches administratives ? Laissez‑le préremplir des formulaires routiniers et s’arrêter pour votre relecture avant l’envoi. Vous fixez les garde‑fous, des sources préférées aux points d’approbation requis, et vous pouvez même faire tourner l’agent « déconnecté » pour l’éloigner des sites où vous êtes connecté, sauf si vous autorisez explicitement l’accès. C’est un relais naturel : vous lancez la tâche, l’agent la poursuit et il rend compte dans le panneau au fil de l’eau. Parce que c’est un navigateur, la confidentialité et le contrôle comptent plus que les fonctionnalités. Atlas est livré avec une exclusion de l’entraînement activée par défaut : OpenAI n’utilise pas ce que vous parcourez pour entraîner les modèles, sauf si vous activez « Include web browsing » dans Data controls. Les Browser memories, la fonctionnalité qui permet à ChatGPT de retenir des faits et préférences de haut niveau à partir de vos pages récentes, sont strictement optionnelles, visibles dans Settings et supprimables ; effacer votre historique de navigation supprime aussi les Browser memories associées. Le contenu Business et Enterprise est exclu de l’entraînement, et les administrateurs peuvent décider si les Browser memories sont disponibles ou non. Si vous voulez des signaux de qualité pour améliorer la navigation et la recherche sans contribuer à l’entraînement, Atlas sépare ce commutateur de diagnostic du commutateur d’entraînement des modèles pour que vous puissiez laisser l’un activé et l’autre désactivé. La configuration est rapide. Téléchargez l’app macOS, connectez‑vous avec votre compte ChatGPT et importez vos favoris, mots de passe et historique depuis Chrome pour ne pas repartir de zéro. Vous pouvez faire d’Atlas votre navigateur par défaut en un clic, et un léger relèvement temporaire des limites de débit est prévu pour les nouveaux utilisateurs qui le définissent par défaut afin de lisser la transition. Il fonctionne sur les Mac avec puce Apple et macOS 12 Monterey ou version ultérieure, ce qui couvre la plupart des machines modernes d’école ou de cabinet. Pour une pratique « brain‑friendly », que vous souteniez des apprenants, coachiez des adultes ou coordonniez des thérapies, Atlas change la cadence de votre journée. La recherche n’exige plus la chorégraphie du fauteuil pivotant : ouvrez une page de directives ou de politique, demandez à la barre latérale d’extraire les critères d’éligibilité ou les aménagements, et continuez à lire pendant qu’elle compile l’essentiel. Quand les politiques se contredisent, demandez‑lui de faire remonter les différences et la formulation exacte à discuter avec votre équipe. La rédaction s’allège aussi. Besoin d’une mise à jour aux parents en arabe et en anglais ? Gardez votre page d’établissement ouverte, demandez à Atlas de produire une explication en deux colonnes fondée sur cette page, puis collez‑la dans votre newsletter ou votre note WhatsApp. Parce que le chat reste à côté de la source, vous perdez moins le contexte et vous gardez plus facilement des citations propres. Les bénéfices sont concrets au Qatar et dans toute la région MENA (Moyen‑Orient et Afrique du Nord), où la communication bilingue et la rapidité d’exécution font souvent la différence. Atlas respecte vos connexions existantes et fonctionne localement sur macOS, ce qui signifie qu’il s’adapte à vos sites régionaux et à vos flux de travail arabe/anglais sans nouveaux portails. Commencez petit : utilisez la barre latérale pour des étayages de compréhension pendant les cours, des résumés en langage clair pour les familles ou des glossaires bilingues à la volée. Quand votre équipe est à l’aise, essayez le mode Agent pour des tâches répétables comme la collecte des politiques de lieux, la rédaction de comparatifs fournisseurs ou la préparation de check‑lists de rentrée — tout en gardant l’agent en mode déconnecté si vous ne voulez pas qu’il s’approche de dossiers sous authentification. L’objectif n’est pas d’automatiser le jugement ; c’est de délester les clics pour consacrer l’attention là où elle compte. La sécurité est une responsabilité partagée, et OpenAI reconnaît franchement que la navigation agentique comporte des risques. Atlas limite ce que l’agent peut faire,

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IA pour l’inclusion : ce qui fonctionne aujourd’hui pour les apprenants ayant des besoins éducatifs particuliers

Il arrive qu’un article de recherche ressemble moins à une prévision qu’à un guide de terrain. Le nouveau document de travail de l’OCDE sur l’IA pour les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers en est l’illustration pratique, ancré dans le réel et d’une clarté rafraîchissante sur ce qui aide dès maintenant. Si vous vous souciez d’un apprentissage « brain‑friendly », c’est une bonne nouvelle : nous dépassons les démonstrations tape‑à‑l’œil pour aller vers des outils qui abaissent les barrières dans les classes, les cabinets de thérapie et les foyers, au quotidien. L’idée centrale du document tient sur un post‑it : l’inclusion d’abord, l’IA ensuite. Au lieu de demander « Où peut‑on pousser l’IA ? », les auteurs posent « Où les apprenants se retrouvent‑ils bloqués et comment l’IA peut‑elle aider à lever cet obstacle ? ». C’est l’esprit de la Conception universelle de l’apprentissage (CUA (Conception universelle de l’apprentissage) /UDL (cadre pédagogique développé notamment par CAST)) : offrir plusieurs façons d’entrer dans le contenu, plusieurs façons de le comprendre et plusieurs façons de montrer ce que l’on sait. L’IA devient l’équipe en coulisses, pas la tête d’affiche préparer des sous‑titres, adapter des tâches, traduire une parole atypique et orienter la pratique vers un niveau de défi « juste comme il faut ». À quoi cela ressemble‑t‑il dans la vraie vie ? Imaginez un élève dont l’écriture manuscrite ralentit tout. La pratique traditionnelle peut donner l’impression de courir dans le sable beaucoup d’efforts pour peu d’avancées. Les coachs sur tablette de nouvelle génération analysent des micro‑compétences que l’œil nu capte mal : espacement, pression, levées de stylo, formation des lettres. Plutôt qu’une fiche générique, l’apprenant reçoit des tâches courtes et ludiques ciblant précisément les obstacles, puis réinjecte ces gains dans l’écriture en classe. Les enseignants, eux, disposent de signaux plus clairs : le soutien passe de l’intuition à l’évidence. Pensons maintenant à la dyslexie. Le dépistage a toujours joué les équilibristes : repérer tôt le risque sans étiqueter trop vite. Le document met en avant des outils qui combinent linguistique et apprentissage automatique pour détecter des motifs, puis proposer des milliers de micro‑exercices personnalisés. Le gain ne tient pas qu’à l’identification précoce ; il réside aussi dans le maintien de la motivation. Une pratique courte et atteignable transforme l’amélioration en une suite de petites réussites véritable « aimant » pour le système de récompense du cerveau. Les progrès les plus encourageants concernent la communication. Si vous avez déjà vu un enfant avec une parole atypique être compris, vraiment compris, par un dispositif qui a appris ses patterns uniques, vous savez que c’est comme une porte qui s’ouvre. Des modèles finement ajustés traduisent désormais une parole hautement idiosyncratique en texte ou en voix claire, en temps réel. Les familles rapportent aux chercheurs que le quotidien s’allège : commander au café, répondre à un camarade, raconter une blague à table. Le document reste prudent, sans promettre trop, mais les premiers signaux sont forts. La communication sociale pour les apprenants autistes devient elle aussi plus intelligente. Des agents à l’écran ou incarnés peuvent entraîner la prise de tour de rôle, l’attention conjointe et la lecture des émotions dans un cadre structuré et sécurisant. Les éducateurs ajustent consignes et difficulté depuis un tableau de bord, de sorte que les séances s’adaptent à l’énergie et aux objectifs du moment. La magie ne tient pas à ce qu’un robot « enseigne » mieux qu’un humain ; elle vient d’une pratique répétable, à faible enjeu, calibrée à l’instant puis transférée vers les interactions réelles. Tous les gains ne sont pas spectaculaires. Convertir des PDF statiques en manuels accessibles et multimodaux peut sembler banal jusqu’au moment où l’on voit une séquence entière s’ouvrir à la classe. Synthèse vocale, sous‑titres, descriptions d’images (alt text), typographie ajustable et mises en page épurées bénéficient aux élèves avec besoins spécifiques et, discrètement, à tous les autres. C’est l’onde de choc de la CUA : quand on conçoit pour la variabilité, on élève le plancher pour l’ensemble des apprenants. Sous le capot, la personnalisation gagne en finesse. Au lieu de traiter « les maths » ou « la lecture » comme des blocs homogènes, les systèmes cartographient les compétences comme des réseaux. Si la multiplication vacille parce que l’addition répétée n’a jamais été consolidée, le système le détecte et revient construire le pont manquant. Les apprenants ressentent moins de frustration car la tâche correspond enfin à leur disponibilité cognitive. Les enseignants naviguent avec moins d’incertitude, car les analyses pointent vers des étayages actionnables, et non des étiquettes vagues de « difficulté ». Où est le piège ? Le document est clair : beaucoup d’outils nécessitent encore des essais plus longs, plus larges et plus diversifiés. Les preuves s’accumulent, elles ne sont pas définitives. Célébrons les résultats prometteurs et continuons de mesurer le transfert vers des tâches réelles, pas seulement des scores in‑app. Et n’ignorons pas les garde‑fous. L’éducation spécialisée implique des données parmi les plus sensibles : voix, vidéo, suivi du regard, biométrie. La confidentialité ne peut pas être un après‑coup. Privilégiez le traitement sur l’appareil quand c’est possible, ne collectez que le nécessaire, conservez le minimum de temps, et utilisez des formulations de consentement réellement compréhensibles pour les familles. Les biais constituent un autre fil sous tension. Si les modèles de parole n’apprennent pas avec une variété d’accents, d’âges et de profils de handicap, ils manqueront précisément les apprenants qui en ont le plus besoin. Et oui, l’IA consomme de l’énergie : des modèles à la bonne taille, un calcul plus vert et des politiques d’usage raisonnables doivent faire partie de la discussion. Que faire dès demain matin, côté enseignants et thérapeutes ? Partir de la barrière, pas de l’outil. Identifiez la friction, recopier au tableau, décoder un texte dense, être compris, et testez quelque chose qui cible cette friction sur huit à douze semaines. Restez humbles et mesurables : un pré/post sur l’intelligibilité, les mots par minute, les profils d’erreurs ou le temps en tâche raconte une histoire plus solide que

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IA inclusive en éducation : un nouveau front pour les thérapeutes et les enseignants spécialisés

La promesse de l’intelligence artificielle en éducation a rapidement gagné en ampleur. Un nouveau document de travail de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), intitulé « Exploiter l’intelligence artificielle pour soutenir les élèves à besoins éducatifs particuliers », propose une synthèse éclairée des façons dont l’IA peut soutenir les apprenants — tout en soulignant des réserves majeures. Au cœur du rapport, l’argument est clair : les outils d’IA capables d’adapter l’enseignement, de générer des contenus accessibles et de fournir un soutien personnalisé aux apprenants ont un réel potentiel en éducation spécialisée, en thérapie et dans les classes inclusives. Par exemple, un système d’IA peut générer des textes de lecture simplifiés pour des élèves dyslexiques, créer des aides visuelles ou des « échafaudages » pédagogiques pour des élèves présentant des retards de langage, ou encore adapter le rythme et le format pour des élèves ayant des difficultés d’attention ou de traitement de l’information. Pour les thérapeutes et les enseignants spécialisés, cela ouvre des opportunités d’innovation. Plutôt que de créer manuellement plusieurs versions d’une leçon ou d’un script de communication, l’IA générative peut vous aider à produire rapidement des supports variés et adaptés. Un orthophoniste travaillant avec des enfants bilingues pourrait utiliser un outil d’IA pour générer des supports gradués dans plusieurs langues ; un ergothérapeute pourrait produire des consignes pour des tâches tactiles ou des aides interactives correspondant au profil de l’élève. Cependant, le rapport de l’OCDE insiste aussi sur le fait que l’équité, l’accessibilité et la conception centrée sur l’humain doivent accompagner ces possibilités. Les outils d’IA s’appuient souvent sur des données entraînées sur des profils « typiques », et non sur des profils de communication rares ou des situations de handicap. Les biais, les lacunes de représentativité et les inégalités d’accès (comme la disponibilité des appareils ou de l’internet) constituent de réels obstacles. Concrètement, vous pourriez piloter un outil basé sur l’IA dans une seule classe ou sur un sous‑groupe de votre file active, avec des paramètres clairs : quels résultats viser ? Comment les élèves s’engagent‑ils ? L’outil a‑t‑il réellement allégé la charge manuelle ? A‑t‑il accru l’autonomie des apprenants ou favorisé des interactions plus significatives ? Recueillir les retours des élèves et des familles, documenter les changements d’engagement et analyser la manière dont l’outil a renforcé ou modifié le soutien humain sont des étapes clés. L’IA inclusive exige aussi que vous restiez l’architecte de l’environnement — pas l’outil. Par exemple, en générant des supports pour un élève autiste présentant un trouble du langage associé, demandez‑vous : l’IA a‑t‑elle produit un niveau de langage approprié ? A‑t‑elle respecté le contexte culturel et linguistique ? Les contraintes de matériel ou de connectivité limitent‑elles l’accès à la maison ou à l’école ? Ces réflexions aident à éviter d’élargir involontairement l’écart pour les élèves disposant de moins de ressources. Du point de vue du développement professionnel, c’est aussi le moment d’intégrer la littératie en IA à votre pratique. À mesure que les apprenants utilisent des outils d’IA, interrogez les évolutions de leurs interactions : sont‑ils plus autonomes ? Les supports étayés ont‑ils réduit la frustration ? Utilisent‑ils les aides d’une manière inattendue ? Une partie de votre rôle émergent consiste à observer et guider la manière dont les élèves interagissent avec l’IA au sein de l’écosystème d’apprentissage. Si vous explorez l’IA inclusive, envisagez de créer un petit plan pilote : choisissez un outil d’IA, un groupe d’élèves et un indicateur de résultat (par exemple, compréhension en lecture, autorégulation, initiation à la communication). Réalisez une mesure de base, implémentez l’outil, faites un point chaque semaine et ajustez les invites ou les supports étayés. Partagez vos constats avec vos collègues — ces informations sont essentielles pour construire une pratique durable assistée par l’IA. À lire Si vous le souhaitez, je peux aussi préparer une fiche imprimable résumant les étapes d’un mini‑pilote et les indicateurs à suivre pour une adoption responsable de l’IA inclusive.

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Contrôles parentaux et usage de l’IA chez les ados : ce que doivent savoir les éducateurs et les thérapeutes

L’intelligence artificielle est désormais profondément intégrée à la vie numérique des adolescents, et les récents développements chez Meta Platforms suscitent à la fois enthousiasme et vigilance. En octobre 2025, Meta a annoncé de nouveaux contrôles parentaux visant à encadrer la façon dont les adolescents interagissent avec des chatbots d’IA sur Instagram, Messenger et les plateformes d’IA de Meta. Ces réglages permettent aux parents de désactiver les conversations en tête‑à‑tête avec des personnages d’IA, de bloquer certains personnages d’IA entièrement et d’obtenir une vision d’ensemble des thématiques que leurs adolescents abordent avec l’IA. Pour les thérapeutes et les enseignants spécialisés, ce virage a une portée directe. Les ados utilisent les chatbots d’IA non plus comme de simples gadgets, mais comme des compagnons du quotidien, des confidents et des partenaires de conversation. Certaines données suggèrent que plus de 70 % des adolescents ont déjà utilisé des compagnons d’IA et que plus de la moitié les sollicitent régulièrement. Autrement dit, lorsqu’on parle de soutien socio‑émotionnel à l’adolescence, la dimension numérique fait de plus en plus partie du contexte. Pourquoi est‑ce important ? D’abord, si un adolescent a pris l’habitude de traiter ses difficultés, ses inquiétudes ou ses échanges sociaux‑communicationnels via un chatbot, des questions essentielles se posent : quels messages sont renforcés ? Cela augmente‑t‑il l’autonomie ou, au contraire, réduit‑il les interactions avec les pairs ou les adultes, en consolidant des schémas d’isolement ou de dépendance ? Par exemple, si un élève anxieux préfère des séances avec un chatbot plutôt qu’un échange guidé par un adulte, faut‑il considérer cette substitution comme aidante, neutre ou potentiellement problématique ? Ensuite, les éducateurs et les thérapeutes sont idéalement placés pour intervenir de manière proactive. Au lieu de présumer que la famille ou l’équipe informatique de l’établissement gérera la sécurité liée à l’IA, vous pouvez intégrer des questions et des temps de réflexion de routine dans vos séances : « Parles‑tu avec un chatbot ou un assistant IA ? De quoi discutes‑tu ? En quoi cela diffère‑t‑il d’une conversation avec tes amis ou avec moi ? » Ces questions ouvrent un espace pour aborder les habitudes émotionnelles numériques et aident les élèves à mettre des mots sur leurs expériences avec l’IA plutôt que de les vivre en silence. Troisièmement, la question relève aussi du système familial. Lorsque Meta permet aux parents de suivre et de définir des limites autour des interactions ado‑IA, cela offre un point de départ pour une éducation familiale au bien‑être numérique. Pour les thérapeutes, organiser une courte séance parents ou partager une fiche pratique sur les habitudes de discussion avec l’IA, la régulation émotionnelle et les interactions saines peut être pertinent. En milieu d’éducation spécialisée, cela s’inscrit dans un plan plus large : comment l’usage numérique de l’élève s’articule‑t‑il avec ses objectifs de communication, ses habiletés sociales et sa transition vers la vie adulte ? Du point de vue de l’école ou de la clinique, la planification peut inclure une coordination avec l’équipe informatique, un examen des usages des chatbots ou compagnons d’IA dans les locaux, et l’évaluation d’un éventuel besoin d’accès étayé ou de supervision pour certains élèves. Par exemple, des élèves présentant des difficultés de communication sociale pourraient utiliser des bots sans supervision, ce qui comporte un risque si le bot fournit des réponses inadaptées, renforçantes de comportements non souhaités ou trompeuses. Il est également essentiel de rester attentif à l’éthique et à l’adéquation développementale. La mise à jour de Meta intervient après des critiques selon lesquelles certains de ses bots auraient eu des échanges romantiques ou inappropriés avec des mineurs. Ces nouvelles fonctionnalités — utiles — représentent un minimum nécessaire, pas une solution complète. Les adolescents vulnérables, en particulier ceux ayant des besoins spécifiques, peuvent être plus exposés au risque de substituer des interactions avec un bot à un accompagnement adulte soutenant. Que pouvez‑vous faire dès maintenant ? Envisagez d’ajouter une question « IA et usages numériques » dans vos formulaires d’anamnèse ou de PEI (Plan Éducatif Individualisé) /IEP (Projet d’Accueil Individualisé). Menez une courte discussion avec les familles sur l’usage des chatbots à la maison. Proposez des ressources ou une brève session aux parents et tuteurs sur la mise en place de limites et la promotion de la sécurité émotionnelle lors de l’utilisation de l’IA. Portez attention aux élèves dont les habitudes numériques ont changé de façon marquée (par exemple, davantage de chatbot, moins d’interactions avec les pairs) et interrogez le lien avec des variations d’humeur ou d’engagement. Échangez avec votre équipe pluridisciplinaire : comment l’interaction avec l’IA s’intègre‑t‑elle au plan de communication sociale de l’élève, à ses objectifs de santé mentale ou à ses cibles d’interaction avec les pairs ? À lire Si vous le souhaitez, je peux également préparer un mémo imprimable ou une infographie récapitulant les questions clés à poser aux familles au sujet de l’usage de l’IA par les adolescents, à partager avec vos clients ou collègues.

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