
Un thérapeute peut utiliser l'IA pour préparer un plan de séance, rédiger un compte rendu, organiser ses observations ou créer des idées de programme à domicile. Cela peut être très utile, en particulier lors d'une journée clinique chargée. L'IA permet de gagner du temps, de faire la charge mentale et d'apporter une structure lorsque le thérapeute se sentait fatigué ou débordé. Mais une question essentielle se pose : lorsque l'IA nous aide à penser plus vite, gardons-nous confiance dans notre propre raisonnement clinique ?
Une étude récente publiée dans la revueTechnologie, esprit et comportementde l'American Psychological Association a exploré cette question. L'étude a inclus 1 923 participants adultes utilisant des outils d'IA commerciaux pour réaliser des tâches professionnelles simultanées. Nombre de participants ont estimé que l'IA « Faire connaître le motif du motif », en particulier pour des tâches nécessitant une planification, organisation ou séquençage. Ces participants ont également porté une idée de confiance dans leur raison d'être et un sentiment de succès d'appropriation des idées.
Pour les thérapeutes, ce résultat est particulairement important, car notre travail dépasse grandment l'exécution de tâches. Les orthophonistes, ergotérapeutes, psychomotriciens, psychologues, enseignants et professionnels de la rééducation mobilisent chaque jour leur jugement clinique. Nous observons l'enfant ou le patient, comprenons le contexte, écoutons les familles, interprétons les comportements et adaptations nos interventions. Un plan de séance n--est pas simplement un document : il est le fruit d-un raisonnement approprié, d-une expérience et d-une compréhension humaine.
L.I.A. peut soutenir ce processus, mais ne doit pas s'y substituer. Par exemple, l'IA peut suggérer des objectifs de communication pour un enfant, mais elle ne peut pas entièrement saisir ses gestes, sa motivation, sa frustration ou la relation thérapeutique. Elle peut proposer des stratégies sensorielles, mais ne connaît pas les réactions réelles de l'enfant en séance. Elle peut aider à organiser des activités psychomotrices, mais ne peut pas présenter le mouvement, le rythme, les réactions ou la conscience corporelle de l'enfant. Ces éléments cliniques relèvent toujours du théâtre.
Le principal enjeu n'est pas l'utilisation de l'IA, mais la gestion dont elle est utilisée. Un usage passif consiste à accepter trop rapidement les réponses de l'IA, sans les questionner, les adapter ou les confronter à ses propres observations cliniques. Dans l'étude, les personnes qui changent, renouveau en question ou nouveau activement les suggestions de l'IA se sentent plus confiants et développent un sentiment d'appropriation plus fort. Cela signifie que l'IA est plus sûre et plus utile lorsqu'elle est utilisée comme un assistant, et non comme un déterminant final.
Une approche efficace consiste à réfléchir d-abord, peut à solliciter l-IA. Par exemple, avant de demander à l'IA de former un objectif thérapeutique, le thérapeute peut d'abord essayer une idée : quelle est la difficulté principale ? De quoi l'enfant a-t-il besoin ensuite ? Qu'ai-je déjà observé ? L'IA peut ensuite aider à reformuler, proposer des alternatives ou structurer l'idée plus clairement. De cette manière, le théâtre reste actif dans le processus de réflexion.
Cela est particulièrement important pour les étudiants et les professionnels en début de carrière. La confidence clinique se construit par la pratique : observateur, formateur des hypothèses, testeur des interventions, réfléchir et bénévole de supervision. Si les jeunes professionnels pensent trop loin de l'IA, ils peuvent produire des documents de qualité apparente tout en étant moins sûrs de leur raisonnement. Les programmes de formation doivent donner un sens non seulement à l'usage de l'IA, mais aussi à la gestion de la questionner, de la correction et de reste responsable des décisions cliniques.
Il existe également des limites importantes à la recherche actuelle. L'étude est corrélationnelle, ce qui signifie qu'elle ne peut pas établir de lien causal direct entre l'usage de l'IA et laisse de confiance. Elle dispose également sur des tâches simultanées, et non sur des situations cliniques réelles avec de vrais patients et familles. Des recherches supplémentaires sont nécessaires en contexte clinique. Il est essentiel de comprendre comment l'IA influence la documentation, la prise de décision, la supervision, l'apprentissage et les résultats cliniques dans la durée.
Sur le plan éthique, les thérapies doivent reposer responsables de leur pratique, même en présence d'IA. Les systèmes d'IA ne doivent pas recevoir d'informations privées ou identifiantes, peuvent être sécurisés et validés à cet effet. Les thérapies doivent également faire preuve de transparence quant à l'utilisation de l'IA lorsque cela est pertinent. Surtout, les décisions cliniques doivent déposer sur des données probantes, des observations, le jugement professionnel et les besoins du patient, et non exclusivement sur des suggestions générales par l'IA.
L'avenir de l'IA en thérapie ne doit pas être guidé par la crainte, mais par un usage réfléchi. L'IA peut être un outil précis lorsqu'elle aide les thérapies à penser plus clairement, à gagner du temps et à explorer différentes options. Elle doit en revanche problématique lors de l'impression du métier dans son propre motif. L'objectif n'est pas d'inviter l'IA, mais de l'utilisant de gestion à réserver la confiance professionnelle, le jugement clinique et le sentiment d'être auteur de ses décisions.
